Près de 4 millions de canards ont été abattus depuis fin 2016 pour faire face à la grippe aviaire. Avec cette offre réduite, la consommation de foie gras a baissé de 9,3%.

3,7 millions de canards ont été abattus depuis fin 2016
3,7 millions de canards ont été abattus depuis fin 2016 © Maxppp / Le Deodic David

Les Français ont acheté 4 836 tonnes de foie gras en grandes surfaces en 2016 contre 5 336 en 2015, soit une chute de 9,3%, en raison d'une "offre réduite" due à la grippe aviaire, selon le Cifog, organisme qui regroupe les professionnels de la filière.

Selon le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, 3,7 millions de canards ont été abattus à ce jour dans le sud-ouest de la France : 2,3 millions l'ont été à titre préventif et 1,4 million dans les exploitations touchées par le virus H5N8.

►ECOUTER | Les détails avec Manuel Ruffez

Les Landes, département le plus touché

La production est à l'arrêt dans la quasi-totalité des Landes, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques, ainsi que dans une partie des Hautes-Pyrénées et du Lot-et-Garonne. 387 foyers de la maladie ont été identifiés à ce jour, le département des Landes étant le plus touché avec 224 foyers.

Au total, le Cifog estime à 6 millions le nombre de canards qui ne peuvent être mis en production depuis le début de l'épizootie de grippe aviaire transmise par le virus H5N8.

Des pertes importantes

Le Cifog estime à plus de 250 millions d'euros les pertes pour l'ensemble de la filière sur 2017.

Grippe aviaire : quelles indemnisations ?
Grippe aviaire : quelles indemnisations ? © Visactu

Une filière désormais sous haute surveillance

Le redémarrage d'activité des élevages de palmipèdes est prévu pour le mois mai, après nettoyage et désinfection des exploitations d'ici au 31 mars selon le Cifog. Mais l'activité dans les exploitations ne pourra pas reprendre dans les mêmes conditions qu'avant cette crise. Une série de mesures sanitaires et de changements dans les processus d'élevage sont prévus dans l'espoir d'endiguer la maladie.

Parmi les plus notables, l'élevage en plein air sera maintenu car il représente l'ADN de la filière, mais des dispositions devront être prises pour être en mesure de protéger les animaux en période de risque élevé (notamment lors du passage des oiseaux migrateurs).

Les éleveurs devront être capables de garder leurs oiseaux à l'intérieur des bâtiments d'élevage du 15 novembre au 15 janvier, ce qui va avoir un "impact significatif" sur les densités d'animaux dans les élevages spécialisés.

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