[scald=68533:sdl_editor_representation]LYON (Reuters) - Claude Guéant a annoncé lundi la mise en place d'un nouveau code de déontologie au sein de la police nationale après la mise en cause de plusieurs hauts gradés dans des affaires de trafic de stupéfiants à Lyon et de proxénétisme à Lille.

Le ministre de l'Intérieur était venu installer la nouvelle équipe dirigeante de la police judiciaire lyonnaise après la mise en examen fin septembre du numéro deux de la PJ locale, Michel Neyret, notamment pour trafic de stupéfiants.

"Il fallait tirer les leçons des événements qui s'étaient passés à Lyon", a-t-il dit, entouré de Christian Lothion, patron de la PJ nationale, et de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale.

"Il est nécessaire de renforcer les appuis en matière d'éthique et de déontologie dans l'administration de la police judiciaire", a ajouté Claude Guéant.

Il a annoncé un renforcement de la formation des fonctionnaires en les sensibilisant davantage aux questions d'éthique et de déontologie ainsi que la création d'un "code de déontologie de la police nationale en liaison avec la nouvelle loi en matière de respect de la personne humaine".

Le plan du ministère de l'Intérieur comprend également la mise en place au sein de l'IGPN, la "police des polices", d'une équipe d'appui à la pratique déontologique, pour que les fonctionnaires de police puissent se retourner vers des experts quand "ils ont un souci ou une question".

Enfin, le dispositif prévoit "la publication d'un code de traitement des sources".

"Ça n'existe pas pour l'instant", a regretté le ministre. "Les difficultés rencontrées par les policiers viennent généralement du traitement des sources, il y a des règles précises à rappeler".

Ce rappel prendra la forme d'un livret distribué aux fonctionnaire et la responsabilité hiérarchique est réaffirmée.

"Il faudra toujours veiller à ce qu'il y ait un référent hiérarchique, que le fonctionnaire puisse se rapprocher de son chef pour lui demander un avis", a dit Claude Guéant.

Sur l'affaire Michel Neyret qui a vu la mise en examen de cinq fonctionnaires de police, le ministre a émis l'hypothèse d'une réintégration de quatre d'entre eux.

"Michel Neyret a été suspendu après avoir été mis en examen et incarcéré, mais les quatre autres, qui sont en examen, mais placés sous contrôle judiciaire, j'espère que la suite de la procédure va permettre de les réintégrer, a-t-il dit.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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