Reporters sans frontières publie son classement 2017 de la situation de la presse dans le monde en 2016. La Norvège est en tête, la Corée du Nord en queue.

La liberté de la presse, mise à mal aussi dans les démocraties selon le rapport de Reporters sans frontières
La liberté de la presse, mise à mal aussi dans les démocraties selon le rapport de Reporters sans frontières © Maxppp / Philippe Turpin

Reporters sans frontières fait ce constat : 2016 est une année noire pour la liberté de la presse dans le monde. Dans les deux tiers des pays répertoriés, la situation de la presse a empiré.

Pour la première fois en dix ans, l'Erythrée n'arrive pas dernière de ce classement. Cette année c'est la Corée du Nord qui lui vole la vedette. Corée du Nord où le simple fait d'écouter une radio basée à l'étranger peut vous envoyer directement en camp de concentration.

La situation des journalistes n'a jamais été aussi mauvaise qu'en 2016 selon Reporters sans frontières
La situation des journalistes n'a jamais été aussi mauvaise qu'en 2016 selon Reporters sans frontières © Reporters sans frontières

Selon Reporters Sans Frontières, les deux tiers des pays répertoriés ont vu leur situation se détériorer, tandis que le nombre de pays où la situation est considérée comme "bonne", ou "plutôt bonne" est en net recul.

La presse également menacée dans les grandes démocraties, y compris en France

Ce qui est aussi très inquiétant selon Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, c'est le basculement qui s'opère dans certaines grandes démocraties. Les violations de la liberté d'informer ne sont plus l'apanage des seuls régimes autoritaires et des dictatures.

Le Canada a perdu quatre places, le Royaume Uni et les Etats-Unis ont perdu deux places. Il y a dans le monde de moins en moins de responsables politiques qui prennent fait et cause pour les journalistes. Cette dérive est inquiétante pour la défense de l'ensemble de nos droits.

La France, par exemple, a beau être passée en un an de la 45ème à la 39ème place (principalement pour cause de disparition de l'effet Charlie hebdo), la France connaît aujourd'hui selon RSF sa pire situation depuis 2013.

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières :

Lors de la campagne électorale, il y a eu une virulence verbale, parfois une violence physique, extrêmement inquiétantes pour la liberté et l'exercice du journalisme en France.

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