[scald=45619:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande est politiquement plus proche de Dominique Strauss-Kahn que ne l'est Martine Aubry, a déclaré mardi Benoît Hamon, qui appuie l'ex-première secrétaire du Parti socialiste.

Autre soutien de la maire de Lille, candidate à la primaire d'investiture du PS pour l'élection présidentielle, Harlem Désir a voulu clore les spéculations autour de Dominique Strauss-Kahn en déclarant sur France Info qu'"il n'est plus un acteur de la vie politique française".

Le premier secrétaire par intérim du PS s'est refusé à confirmer l'existence d'un "pacte" électoral unissant Dominique Strauss-Kahn à Martine Aubry, expliquant qu'il n'entendait pas s'exprimer sur "les non-campagnes des non-candidats".

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a reconnu pour sa part sur Europe 1 qu'"une entente" liait Martine Aubry à l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) mais que les "alliés" briguaient tous deux la présidence de la République.

"Il y avait une entente entre les deux pour dire : celui qui sera le mieux placé sera le candidat. Ils n'ont pas eu l'occasion, pour des raisons que vous connaissez, de trancher entre eux cette question-là. Ils se préparaient tous les deux", a dit Benoît Hamon.

"Ils avaient l'intention tous les deux, ils le souhaitaient", a-t-il affirmé.

"Ce qui s'est passé à New York a décidé du sort de ce pacte et l'a enterré", a ajouté le porte-parole du PS, en allusion à l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai à New York pour tentative de viol.

A la question de savoir si Martine Aubry était une candidate par défaut, il a répondu : "Si vous regardez les contenus, l'identité politique de Martine Aubry, elle ne se confond pas avec celle de Dominique Strauss-Kahn et j'ai parfois tendance à penser que l'identité politique de François Hollande est plus proche de celle de Dominique Strauss-Kahn que celle de Martine Aubry".

Martine Aubry, a-t-il poursuivi, "incarne une gauche volontariste qui me paraît la mieux à même de répondre à la crise".

Invité de LCI, Daniel Cohn-Bendit, député européen Europe Ecologie-les Verts (EELV), a jugé que les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, dimanche soir sur TF1, relatives au "pacte" de désistement réciproque scellé avec Martine Aubry "manquait d'élégance".

"Pourquoi faire ça maintenant?", s'est-il demandé.

"C'est la baiser de la mort, du serpent", a-t-il commenté.

Sophie Louet

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