La France est passée de la sixième place en 2018 à la 17e en 2019 dans le classement du site Spartacus des pays les plus accueillants pour la communauté LGBT. En cause : les agressions homophobes et le report de la révision des lois de bioéthique, concernant notamment la PMA pour toutes.

La France dégringole au classement des pays les plus gay-friendly
La France dégringole au classement des pays les plus gay-friendly © Maxppp / ANDRE KOSTERS

Le site web Spartacus a établi son classement des pays les plus LGBT friendly dans le monde. Il se base notamment sur les informations de l'organisation de défense des Droits de l'Homme “Human Rights Watch”, de l'ONU et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). 

Au total, 197 pays sont classés.

La France passe de la 6e à la 17e place

Classée à la sixième place en 2018, la France se retrouve au 17e rang cette année. L’augmentation des agressions LGBTphobes et le report des discussions sur les lois de bioéthique (et notamment l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes) font partie des raisons de ce recul.

En tête du classement : le Portugal, la Suède et le Canada

Le Portugal a gagné 27 places, se retrouvant à la première place ex-aequo avec la Suède et le Canada. Au Portugal l’adoption par les couples homosexuels et le mariage pour tous sont effectifs.

Classés à la 34e place du classement en 2017, les États-Unis ont chuté à la 39e place en 2018, et se retrouvent à la 47e cette année. La politique de Donald Trump en est la cause. 

La Tchétchénie en dernière place

Cette république russe du Caucase est bonne dernière pour la deuxième année consécutive. Depuis 2017,  le pays mène une lutte contre les citoyens LGBT.  

Cette purge se serait intensifiée depuis janvier 2019. Une association LGBT russe dénonce une "nouvelle vague" de persécutions contre les homosexuels en Tchétchénie qui aurait fait deux morts et conduit à près d'une quarantaine d'arrestations en janvier. Les autorités de cette  République à majorité musulmane ont immédiatement démenti ces accusations, relayées par des médias d'opposition, et qui interviennent deux ans après des témoignages de tortures ayant provoqué une vague d'indignation internationale.   

Le Brésil de Bolsonaro arrive quant à lui à la 68e place.

14 critères dont le mariage, les lois anti-discrimination et les droits civils      

Les critères sont classés en trois catégories : les droits acquis, les discriminations et les restrictions aux droits individuels.  

Par exemple, on trouve dans la première catégorie : le pays a-t-il  légalisé le mariage pour tous ? L'adoption est-elle possible pour un couple du même sexe ? 

La deuxième catégorie concerne des questions telles que l'âge du consentement sexuel : est-il le même pour les couples homosexuels et pour les couples hétérosexuels ? Des lois anti-discrimination existent-elles ? Des restrictions de voyage sont-elles en place pour les personnes séropositives ? La Marche des fiertés est-elle interdite ? 

Dans la troisième catégorie, sont recensées les persécutions, les peines de prison et les peines capitales appliquées envers les personnes LGBT. 

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