Les forces de l'ordre ont mené leurs premières interpellations dans la jungle de Calais jeudi matin, après trois jours d'évacuation. L'opération humanitaire devient sécuritaire.

La police barre l'accès à la jungle de Calais après l'annonce de la fin du démantèlement, pendant que les pompiers éteignent les incendies
La police barre l'accès à la jungle de Calais après l'annonce de la fin du démantèlement, pendant que les pompiers éteignent les incendies © Radio France / Thibault Lefèvre

Le camp de Calais a commencé à être rasé jeudi, après trois jours d'évacuation. Les pelleteuses sont entrées en action à 8h30 et les employés de la société de nettoyage, en combinaison orange fluo, amassent les déchets. Objectif: faire place nette le plus vite possible, pour éviter tout "appel d'air", comme l'a dit mercredi soir la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio qui a annoncé "la fin de la jungle".

Mais l'annonce semble prématurée : dans la nuit de mercredi à jeudi, 200 à 400 migrants qui refusent de partir et rêvent toujours d'Angleterre ont dormi dans la jungle ou non loin de là. La police a interpellé les premiers de ces récalcitrants jeudi matin. Une dizaine d'entre eux seraient entendus dans les locaux de la police aux frontières selon les informations recueillies par l'envoyé spécial de France Inter sur place.

Sur les 6.000 à 8.000 migrants qui y vivaient encore la semaine dernière, 4.400 sont déjà partis depuis lundi vers les 450 Centres d'accueil et d'orientation (CAO) répartis sur tout le territoire métropolitain (carte) et 1.200 mineurs isolés ont été placés dans un local à Calais ou dirigés vers un CAO réservé aux plus jeunes. Les autorités ont prévu des cars supplémentaires, "pour les gens qu'on pourra trouver sur le camp. C'est la dernière proposition", prévient le sous-préfet de Calais, Vincent Berton. Le démantèlement du camp doit être achevé lundi prochain.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.