Hommage à Ilan Halimi, dix ans après sa mort
Hommage à Ilan Halimi, dix ans après sa mort © MaxPPP

Toute cette semaine, les hommages à Ilan Halami se multiplient. Dix ans après, le calvaire subit par ce jeune juif pris pour cible par le "gang des barbares" résonne encore.

Le 13 février 2006, le corps d'Ilan Halimi était découvert au bord d'une voie ferrée de l'Essonne, nu, bâillonné, menotté, des traces de torture et de brûlures sur le corps. Il devait succomber dans l'ambulance qui le conduisait à l'hôpital. La France découvrait alors l'horreur et voyait réapparaître les preuves d'un antisémitisme toujours tenace.

Ce jeune juif de 23 ans avait été enlevé le 21 janvier, attiré par une jeune femme qui avait servi d'appât. Son supplice aura duré trois semaines dans une cave de Bagneux, en région parisienne. Le leader du "gang des barbares" Youssouf Fofana voulait extorquer une rançon à ses parents qu'il supposait riches, car ils étaient juifs. Ilan Halimi était le simple employé d'un magasin de téléphonie du boulevard Voltaire à Paris. En 2009, Youssouf Fofana a été condamné à la réclusion à perpétuité.

Un avertissement funeste

Un premier hommage a été rendu à Paris, jeudi, dans le square du XIIème arrondissement qui porte son nom. Ce samedi, une autre cérémonie était organisée à Bagneux en présence de Bernard Cazeneuve et de Joël Mergui, le président du Consistoire central israélite. Pour le ministre de l'intérieur, cette mort était "un avertissement funeste, car ce supplice annonçait une série de gestes assassins. Il annonçait les crimes de Toulouse, de Montauban, la fusillade du musée juif de Bruxelles, la froide exécution des otages juifs retenus au sein de l'hypercacher de Vincennes."

Parmi les autres participants à cette cérémonie d'hommage, Farid, un éducateur de Bagneux venu déposer une rose blanche "pour faire comprendre qu'on ne peut pas vivre ainsi." A ses côtés, un autre habitant, Yves engagé dans de nombreuses associations et qui avait cotoyé les agresseurs d'Ilan Halimi "c'est quelque chose qu'on ne peut pas admettre."

Ce dimanche encore, un hommage est organisé dans XIème arrondissement de Paris, là où le jeune juif travaillait.

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