Chacun à sa façon a marqué l'histoire du Tour en le remportant (au moins) une fois. Portraits de vainqueurs..

1958 - Charlie Gaul

C’est assurément dans la 18ème étape que Charly Gaul a gagné le Tour de 1958.Une étape de 21 kilomètres 500 seulement, sur 4319 kilomètres de course, mais qui a eu pour décor le Mont Ventoux. Dans ce contre-la-montre du dimanche 13 juillet, on a vu le Luxembourgeois soumettre tous ses adversaires : « Maître Jacques » Anquetil diminué, à la peine, « L’aigle de Tolède » Federico Bahamontès trop juste, et « Le grand fusil » Raphaël Geminiani pas sur son terrain malgré sa hargne et l’éphémère conquête du maillot jaune.Gaul restera grâce, à ces 21 kilomètres le seul vainqueur luxembourgeois du Tour.

### 1938 et 1948 : Gino Bartali Un authentique exploit, jamais égalé, même par les plus grands :gagner le Tour deux fois, à 10 ans d’intervalle. Un écart justifié bien sûr par l’interruption due à la guerre entre 1939 et 1947.En 1948, « Gino le pieux » n’a que 34 ans. Et c’est donc un champion dans la force de l’âge qui triomphe dans 7 des 21 étapes. En rouleur d7s le premier jour entre Paris et Trouville. En grimpeur à Aix-les-Bains et à Briançon. Un seul coureur a parfois rivalisé : Louison Bobet, dont l’heure viendra 5 ans plus tard avec un brelan de victoires entre 1953 et 1955. ### 1967 : Roger Pingeon La victoire du « Plombier-zingueur d’Hauteville » a surpris plus d’un spectateur en 1967.Aidé par un Poulidor qui avait perdu toute chance après une énorme défaillance dans le ballon d’Alsace, « Pinpin » qui était déjà un grand coureur, se hissait au Panthéon du cyclisme grâce à un gros boulot de l’ensemble de l’équipe de France.Mais celui qui avait la réputation d’être un taiseux un peu caractériel s’est aussi imposé grâce à une approche personnelle de la préparation qui était révolutionnaire pour l’époque. [](http://www.ina.fr/video/CAB92041440/roger-pingeon-retro-67-68-video.html "http://www.ina.fr/video/CAB92041440/roger-pingeon-retro-67-68-video.html") ### 1998 : Marco Pantani L’année Festina a aussi été l’année Pantani.C’est pour qu’on arrête de le surnommer « Elfantino » (le nom de l’éléphant Dumbo en italien) en raison de ses oreilles décollées, qu’il courait coiffé d’un bandana…qui lui a donné son autre surnom : « Le pirate ».Le souvenir que laisse ce champion, immense grimpeur, mort sans doute d’une overdose de cocaïne à l’âge de 34 ans après avoir été plusieurs fois convaincu de dopage, est celui d’un coureur capable de lâcher n’importe qui sur n’importe quelle pente.Résultat, un doublé Tour-Giro et le retour d’un Italien sur la plus haute marche du podium 33 ans après Felice Gimondi. [](http://www.ina.fr/video/CAC98031750/la-fin-d-une-epreuve-tour-de-france-l-arrivee-video.html "http://www.ina.fr/video/CAC98031750/la-fin-d-une-epreuve-tour-de-france-l-arrivee-video.html") ### 2007 et 2009 : Alberto Contador Après la folie, Delgado, et surtout l’Indurainmania, l’Espagne s’est retrouvée une idole dans la période récente.Pourtant, pour détrôner le pilote Alonso, le joueur de tennis Nadal ou les footballeurs du Real ou du Barça (selon leur région d’origine) dans le cœur des afficionados, il faut en faire, des exploits. Et sans les affaires de dopage qui ont diminué son palmarès (le fameux contôle positif au clenbutérol dont un steak serait responsable), Alberto Contador, grimpeur génial dans la tradition espagnole, aurait assurément l’un des plus beaux palmarès du sport ibérique.
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