Des rassemblements pour protester contre la nomination de Gérald Darmanin et d'Éric Dupond-Moretti sont organisés dans une quarantaine de villes ce vendredi 10 juillet, à l'appel du collectif féministe #NousToutes.

Des militantes féministes devant l'Hôtel de ville de Paris.
Des militantes féministes devant l'Hôtel de ville de Paris. © AFP / Quentin De Groeve

La plupart des rassemblements ont démarré à 18 heures. Des milliers de femmes se sont mobilisées ce vendredi à l’appel du Collectif féministe "Nous Toutes !", pour protester contre les nominations au gouvernement de Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti. Le ministre de l’Intérieur est visé par une enquête pour viol, et le ministre de la Justice avait violemment critiqué par le passé le mouvement féministe #Metoo. Dans plusieurs villes de France, les manifestantes ont scandé des slogans contre les deux nouveaux ministres et brandi des pancartes, pour dénoncer "la culture du viol En Marche"

À Toulouse, dénoncer "la culture du viol" 

La ville occitane a ouvert le bal des manifestations à midi. Ils étaient plus de 300 à s'être réunis ce vendredi pour crier leur colère et demander la démission des deux ministres :

Ils étaient plusieurs centaines à manifester devant le palais de justice à Toulouse ce vendredi.
Ils étaient plusieurs centaines à manifester devant le palais de justice à Toulouse ce vendredi. © AFP / GEORGES GOBET
L'indignation des manifestants, majoritairement des femmes.
L'indignation des manifestants, majoritairement des femmes. © AFP / GEORGES GOBET

Des manifestantes ont scandé "Darmanin dans la Garonne", pour protester contre la nomination du ministre place Beauvau : 

À Paris, mobilisation contre "le ministère de la honte" 

À Paris, militants féministes et LGBT se sont donnés rendez-vous sur le parvis de l'Hôtel de ville. Environ 1.500 personnes y étaient rassemblées, a constaté le journaliste de franceinfo présent sur place.

Les défenseurs des droits des LGBT  présents à la mobilisation.
Les défenseurs des droits des LGBT présents à la mobilisation. © AFP / Thomas COEX
La chorégraphie "un violeur sur ton chemin", née fin 2019 au Chili, reprise pour dénoncer les violences sexuelles envers les femmes.
La chorégraphie "un violeur sur ton chemin", née fin 2019 au Chili, reprise pour dénoncer les violences sexuelles envers les femmes. © AFP / Thomas COEX

"Assez de cette société, qui ne respecte pas les femmes et les LGBT", pouvait-on entendre dans la foule : 

Clermont-Ferrand, Marseille, Lille...

À Lille, après une première mobilisation d'une centaine de personnes mardi place de la République au lendemain de l'annonce du gouvernement Castex, les manifestants se sont réunis vendredi sur la Grand-Place. "Accusé de viols et chef de la police", pouvait-on lire sur une pancarte : 

La nomination de Gérald Darmanin à l'Intérieur, inacceptable pour les manifestants. Ici, à Lille.
La nomination de Gérald Darmanin à l'Intérieur, inacceptable pour les manifestants. Ici, à Lille. © AFP / DENIS CHARLET

Des centaines de personnes se sont aussi rassemblées à Marseille.

À Bordeaux, des manifestantes ont scandé au "bûcher", en brûlant leurs pancartes : 

"Darmanin à l'Intérieur, Dupond-Moretti à la Justice, puis quoi ? Dutroux à l'Éducation, Cantat à la Culture ?", pouvait-on aussi lire sur une pancarte du rassemblement à Clermont-Ferrand

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