"Ce sont des résultats importants car ils montrent qu'il y a une certaine stabilité de la réponse immunitaire chez les sujets qui ont été infectés", explique Alain Fischer, professeur d’immunologie à l'hôpital Necker de Paris.

En six mois, il n'a pas été constaté de nouvelles infections symptomatiques sur les 12.000 participants à l'étude.
En six mois, il n'a pas été constaté de nouvelles infections symptomatiques sur les 12.000 participants à l'étude. © AFP / Hans Lucas / Martin Bertrand

Avoir eu la Covid-19 nous immunise donc au moins six mois. Une nouvelle étude, la deuxième en quelques jours, démontre que les personnes contaminées par le virus bénéficient d'une protection d'au moins six mois. Jeudi, une équipe de La Jolla Institute for Immunology de l'université de Californie l'affirmait déjà. C'est désormais une équipe britannique de l'université d'Oxford qui le confirme. 

Plus de 12.000 participants

Cette nouvelle étude expose des résultats similaires. Les chercheurs ont suivi une cohorte de personnels de santé, 12.180 participants, entre les mois d'avril et d'octobre. Ils n'ont pas constaté de nouvelles infections symptomatiques. 

"Ce sont des résultats importants car ils montrent qu'il y a une certaine stabilité de la réponse immunitaire chez les sujets qui ont été infectés, tant en ce qui concerne les anticorps que ce qu'on appelle l'immunité cellulaire. Ce qui va aussi dans ce sens là, c'est que le nombre documenté de cas de réinfections reste extrêmement faible. C'est concordant avec cette observation de l'immunité durable chez les sujets infectés", indique Alain Fischer, professeur d’immunologie à l'hôpital Necker de Paris. 

À prendre en compte dans la stratégie vaccinale

Une information dont il faut tenir compte aussi en ce qui concerne l'arrivée des futurs vaccins. "Ce n'est pas la même chose d'être immunisé de façon naturelle et d'être immunisé par un vaccin. Mais c'est aussi plutôt une bonne nouvelle d'observer qu'il y a une concordance où l'immunité dure au moins six mois", note Alain Fischer.

L'étude doit se poursuivre auprès de ces soignants pour surveiller la durée de la protection. Mais cela représente déjà six mois de protection pour ceux qui ont été malades et c'est une meilleure façon d'appréhender l'avenir.

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