L’immunothérapie dont on parle tant dans les congrès et notamment à l'ASCO, lorsqu'elle fonctionne, donne d'excellents résultats, notamment sur les mélanome avec métastases

L’immunothérapie est la star des congres mondiaux de cancer, comme celui de Chicago
L’immunothérapie est la star des congres mondiaux de cancer, comme celui de Chicago © ASCO/Todd Buchanan 2007

Soyons clairs : l’immunothérapie, star des congres mondiaux de cancer, comme celui de Chicago ces jours-ci, ne marche pas pour tous les cancers et pas sur tout le monde. Cette thérapie, qui consiste à booster les défenses immunitaires du patient pour combattre la tumeur n’est efficace que sur 17 à 20% des patients, mais quand ça marche, les résultats sont parfois spectaculaires. C’est vrai pour certains cancers du poumon, c’est le cas aussi pour les mélanomes avec des rémissions de plus en plus longues qui laissent entrevoir de vraies guérisons.

Le professeur Caroline Robert dirige le service de dermatologie de l’institut Gustave Roussy, elle a été l’une des premières, il y a quelques années, à croire à l’immunothérapie et à démontrer son efficacité sur le mélanome avec métastases. Autrefois la maladie était mortelle à relativement court terme. L’immunothérapie a repoussé les échéances, elle fait mieux que la chimio avec moins d’effets secondaires pour le patient. Des résultats qui s’inscrivent désormais sur le long terme, trois ans de recul et des patients stables aujourd’hui, même après l’arrêt du traitement.

Caroline Robert explique : c’est complètement nouveau de pouvoir arrêter le traitement chez un patient qui a de métastases évolutives et de ne pas voir les métastases qui repartent. On pense vraiment qu’on peut guérir certains patients. Je pense notamment à un patient qui avait fait une première ligne de traitement par une chimiothérapie standard qui s’était révélée inefficace, qui avait des métastases multiples dans les poumons, il n’a plus aucune métastase nulle part, il a repris ses activités professionnelle et il a arrêté le traitement surtout !"

Ces patients restent suivis tous les trois mois ils reprendront bien sur l’immunothérapie si leur état venait à se dégrader, mais ce temps gagné leur permettra aussi d’accéder à de nouvelles générations de molécules, toujours plus efficaces et moins toxiques que les précédentes.

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