Environ 800 personnes sont rassemblées près de la préfecture de Loire-Atlantique, à l'appel de mouvances radicales. Alors que la manifestation se termine, il y a encore des affrontements entre environs 200 manifestants et les forces de l'ordre.

La manifestation a dégénéré assez vite dans l'après-midi et s'est focalisée dans l'artère principale de la ville, le cours des 50 otages. On compte cinq blessés pour l'instant : trois chez les manifestants, dont une jeune femme blessée aux jambes par les éclats de plastique d'une "grenade de désencerclement" qui a explosé à ses pieds et deux coté forces de l'ordre qui sont victime, notamment de tirs de pavés et d'une bouteilles d'acide. 21 manifestants ont été arrêtés.

Henri-Michel Comet, Préfet de Loire-Atlantique, appelle au calme.

Le point à 19h, avec Sébastien Baer sur place à Nantes

Le Préfet avait prévu un dispositif de sécurité renforcé et au moins 200 CRS

Peu avant le début de la manifestation, plusieurs dizaines de véhicules des forces de l'ordre s'étaient positionnés en divers points du centre-ville.

La Direction départementale de la sécurité publique avait appelé sur son compte Twitter à la vigilance des commerçants et des familles, leur conseillant d'éviter le secteur du centre-ville dès 14h00.

Les organisateurs de la manifestation de samedi à Nantes, dont le but annoncé était "que la mort de Rémi ne tombe pas dans l'oubli" et qui réclamaient le désarmement de la police avaient, dans un communiqué, demandé au préfet "de s'engager à ne tuer et à ne mutiler personne samedi". Olivier Tonnerre, du syndicat de police Alliance, avait de son coté prédit "des scènes de guérilla urbaine" et "un combat de rue" : > Ce ne sont plus des manifestants mais des assaillants, qui veulent absolument casser du flic et casser les commerces et les établissements bancaires. (...) Il n'y a rien d'organisé, ça va être ultra-violent, c'est une évidence. ### Les réactions Manuel Valls a condamné "avec fermeté" les violences commises lors de manifestations samedi à Nantes et Toulouse, les qualifiant d'"insulte à la mémoire de Rémi Fraisse". Avis partagé par François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique, qui pense également que ces manifestants violents à Nantes ne voulaient pas rendre hommage à Rémi Fraisse, mais juste casser. C’est pour cette raison, explique-t-il, qu'Europe Écologie Les Verts n’avait pas appelé à manifester. Maintenant, ajoute-t-il, il faut trouver les bons moyens pour le maintien de l’ordre, mais il faut que les responsables politiques se serrent les coudes au lieu de se renvoyer la balle. Jean-Marc Ayrault, député de Loire-Atlantique, a quant à lui condamné sur Twitter "les violences délibérées des groupes radicaux qui n'ont qu'un adversaire, la démocratie". ### Les violences de lundi dernier avaient découragé beaucoup de militants Plus d'une centaine de personnes cagoulées avaient brisé une dizaine de vitrines, en particulier d'établissements bancaires, et plusieurs abribus ainsi que du mobilier urbain avec des barres de fer, et tagué de nombreux murs de slogans hostiles à la police. A la suite de ces violences, plusieurs organisations anti-aéroport, dont EELV, mais aussi l'Acipa et le Cedpa, principales associations institutionnelles d'opposants, se sont désolidarisées de l'appel à manifester samedi. ### Plusieurs autres manifestations prévues en France ce week-end à la mémoire de Rémi Fraisse, ça dérape à Toulouse Des manifestations seront organisées samedi en hommage au jeune homme décédé après l'explosion d'une grenade offensive lancée par un gendarme à à Dijon, Lille ou Nice et un sit-in pacifique doit être organisé dimanche à Paris **A Toulouse** , le rassemblement devait se cantonner à la place du Capitole. La manifestants - qui n'avaient pas demandé d'autorisation pour défiler - se sont éparpillés dans le center-ville et quelques incidents ont eu lieu entre forces de l'ordre et manifestants qui jouent encore actuellement au chat et à la souris. Il y a eu une dizaine d'arrestations.
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