Michel Sapin est venu saluer le travail des équipes du Fond d'indémnisation des victimes du terrorisme
Michel Sapin est venu saluer le travail des équipes du Fond d'indémnisation des victimes du terrorisme © MaxPPP

Depuis le 13 novembre, le fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI), est face à des demandes d'indemnisation sans précédent. Mais selon le ministre des Finances, l’Etat n'aura "aucune difficulté à faire face".

Après les attentats meurtriers de Paris, le FGTI va traiter "autant de dossiers que depuis sa création", en 1986, soit environ 4.000 dossiers. Le ministre est venu saluer la "mobilisation exceptionnelle" des salariés de cette structure à son siège de Vincennes dans le Val-de-Marne.

Le fonds est financé par une taxe sur tous les contrats d'assurance. Cette taxe avait été augmentée par un arrêté ministériel du 30 octobre 2015. Au 1er janvier, elle passera de 3,30 à 4,30 euros. Ce fond indemnise les victimes d'attentats terroristes, blessées ou d'ayants droit de personnes décédées. Par exemple, pour faire face à des incapacités de travail, des dépenses découlant d'un handicap (déménagement ou réaménagement d'un logement, achat d'une voiture adaptée ...) ou pour prendre en charge les obsèques, cest ce fond qui est utilisé.

"Les premiers virements ont été faits ce matin", a expliqué Michel Sapin, Le ministre a par ailleurs expliqué qu'il était trop tôt pour déterminer le montant total des indemnisations qui seraient versées. Pour l'année 2015, le fonds avait déjà ouvert 135 dossiers suite aux attentats de janvier 2015 et 50 après l'attaque du musée du Bardo en Tunisie. 4,15 millions d'euros ont été versés aux victimes de ces attentats. Par exemple, l'épouse et les trois enfants d'une personne décédée dans un attentat à l'étranger seraient indemnisées à hauteur de 750.000 euros, selon un exemple fictif donné par le fonds.

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