les américains absorbent moins de calories mais l'obésité progresse
les américains absorbent moins de calories mais l'obésité progresse © reuters

C'est une découverte qui donne l'espoir de prévenir l'obésité. Nous ne possèdons pas tous la même flore intestinale et cela nous rend inégaux devant l'obésité mais aussi le diabète, le cholestérol et d'autres problèmes cardiovasculaires.

Les personnes qui ont une flore intestinale très pauvre ont nettement plus de risques que les autres. Cette découverte découle de deux études conduites par l'INRA, l'institut national de recherche agronomique, et publiées aujourd'hui par Nature, la célèbre revue scientifique. Ces études sont menées depuis 2008 : l'une au Danemark sur 292 adultes de corpulences tranchées, et l'autre en France, sur 49 adultes obèses ou en surpoids.D'ici 2015, plus de 700 millions de personnes dans le monde souffriront d'obésité. Le phénomène s'agrave. Mais cette découverte pourrait permettre de le limiter et de faire des économies en terme de santé publique.

Le contenu des études

L'obésité en France
L'obésité en France © Radio France

Les chercheurs distinguent nettement deux groupes : ceux dont la flore intestinale est riche et ceux dont elle est presque deux fois moins importante. Les individus "pauvres" en bactéries sont la plupart du temps obèses, et évidemment, ils sont plus exposés aux maladies liées à cet état. Ce qui est spectaculaire, c'est que ces sujets à risque, ignorés jusqu'à présent, représentent un quart de la population. La découverte augure donc de traitements préventifs.Les recherches sur le deuxième génome, le génome bactérien n'en sont qu'à leur début. Sachant que notre tube digestif compte plus de 100 000 milliards de bactéries, vous aurez compris queleur observation promet encore plus que celle du génome humain.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.