Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire ce mercredi pour proxénétisme aggravé contre X selon des sources judiciaires. Vivastreet, le site numéro 2 en France de petites annonces gratuites est visé.

Les annonces proposent parfois des massages faute de pouvoir clairement proposer des actes sexuels tarifés.
Les annonces proposent parfois des massages faute de pouvoir clairement proposer des actes sexuels tarifés. © AFP / GODONG / BSIP

Vivastreet, le site numéro 2 en France de petites annonces gratuites est accusé d’héberger des annonces menant en réalité à des prostituées. Comme le révélait en 2016 la cellule investigation de radio France, une jeune fille de 14 ans a posté une annonce pour se prostituer. 

Elle s'est fait passer pour une masseuse de 20 ans. Ses parents, furieux, ont déposé plainte contre le site pour proxénétisme sur mineure. Une autre plainte a également été déposée par Le Mouvement du Nid, une association anti- prostitution, qui a donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire pour proxénétisme aggravé en février 2017. 

En cause, ces petites annonces payantes, rangées sous l’onglet Erotica où rien n’est dit clairement, pas de tarif affiché. En 2016, pour les besoins de l'enquête, la cellule investigation s’est fait passé pour un client potentiel. Elle a obtenu toujours la même réponse : la demi-heure à 100 euros, l’heure à 200 euros. Puis la cellule a posté d'autres annonces jouant le rôle d'une brunette sexy de 19 ans. En quelques jours une centaine de réponses par mail. Des mails envoyés via le site Vivastreet.

En 2016, L'avocate du site affirmait qu'il n’y avait aucune tolérance de la part de Vivastreet s’agissant de prestations sexuelles tarifées. Elle précisait que le site n'est qu’un hébergeur, et qu’il n’est donc pas responsable du contenu généré par les internautes.

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