L'évêque de Châlons-en-Champagne célébrera la messe sur un podium, devant les voitures alignées sur un parking.

Des messes en drive-in ont déjà été organisées à l'étranger, ici à Dusseldorf en Allemagne.
Des messes en drive-in ont déjà été organisées à l'étranger, ici à Dusseldorf en Allemagne. © AFP / Ina Fassbender

C’est une première en France. Après validation par le préfet et la mairie, des centaines de véhicules sont attendus dimanche à Châlons-en-Champagne dans la Marne, sur le site du Parc des Expositions, pour célébrer une messe. Une manière de se retrouver pour des fidèles privés de célébrations dans les églises depuis le mois de mars.

Interdiction de sortir de sa voiture

Le rendez-vous est donné sur un parking de trois hectares. Avec des consignes assez strictes. "Interdiction de sortir de la voiture", avertit Monseigneur Touvet, évêque de Châlons et organisateur de l'événement. "Nous demandons aux personnes de venir à quatre maximum, en provenance du même foyer."

Les voitures seront alignées, et Monseigneur Touvet célébrera la messe sur un podium. Avec des précautions sanitaires, indique l'évêque : "Les passagers viennent tous avec du gel hydroalcoolique dans leur voiture, et la communion se fera le long des véhicules : les passagers descendront les vitres, tout le monde se lavera les mains." Pour entendre la messe et écouter les consignes, il faudra allumer l’autoradio et se brancher sur la radio chrétienne du diocèse.

"Je ne voudrais louper ça pour rien au monde"

L’initiative fait débat sur les réseaux sociaux. Si certains parlent de "cirque", de "pratiques folkloriques" peu propices au recueillement, d’autres, comme Brigitte, 59 ans, saluent la démarche : "Je ne voudrais louper ça pour rien au monde", confie-t-elle.

Brigitte fera une trentaine de kilomètres dimanche pour assister à la cérémonie : "Je pense que dans une vie on n'aura pas l’occasion de vivre deux fois cette expérience. Évidemment ça ne remplace en rien la messe dans sa paroisse, avec sa communauté. Mais ça ne me choque pas, même si c’est sûr qu’il ne faut pas que ce soit quelque chose qui se renouvelle..."

Le diocèse assure qu’il n’y aura qu’une ou deux cérémonie "en voiture". Elles s’arrêteront dès que les cérémonies dans les églises seront autorisées. Édouard Philippe a annoncé début mai que le gouvernement était "prêt à étudier" la reprise des offices religieux le 29 mai au lieu du 2 juin (la date retenue jusqu'à maintenant), ce qui pourrait permettre aux Chrétiens de célébrer la Pentecôte.

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