L'instance américaine des télécommunications a décidé jeudi d'instaurer le principe de la neutralité de l'internet, c'est-à-dire l'impossibilité pour les fournisseurs d'accès de favoriser certains, en créant des "voies rapides" mais payantes

Cette décision de la FCC, la Commission fédérale des communications, qui sera probablement attaquée en justice, est le fruit d'une mobilisation populaire et d'un coup de pouce de Barack Obama qui avait plaidé, en novembre dernier, en faveur d'un "internet libre et ouvert". Le président américain s'est d'ailleurs félicité jeudi de la décision de la FCC, estimant qu'elle "protègera l'innovation et créera des règles du jeu égales pour tous pour la prochaine génération d'entrepreneurs".

Alors qu'auparavant internet relevait aux Etats-Unis du secteur des "services d'informations", il figure désormais aux côtés de la téléphone fixe et mobile parmi les "services de télécommunications", dont l'encadrement est plus strict.

La définition de ce cadre réglementaire intervient à l'issue d'un bras de fer de près d'un an entre fournisseurs d'accès internet, cablô-opérateurs et autres géants du web d'une part et défenseurs de la neutralité de l'internet, parmi lesquels figurent notamment des start-up.

Les opérateurs télécoms auront désormais interdiction de bloquer ou de ralentir le trafic ou de conclure des contrats accordant des accès prioritaires à certains fournisseurs de contenus.

Et en France ?

L'acces égal à internet pour tous est garanti par un texte européen d'avril 2014, mais il y a des coups de canif dans les principes.

Les explications de Béatrice Dugué

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.