L'Inspection générale de la police nationale a été saisie au sujet de la violente interpellation filmée et vue plus d’un million de fois sur YouTube.

Les explications de Xavier Louvel

joue les tours
joue les tours © Radio France

En deux jours, ces images ont fait le tour du net.

Filmée dimanche à Joué-lès-Tours de l'étage d'un immeuble, la vidéo, qui commence alors que deux policiers ont déjà maîtrisé un homme à terre, montre deux femmes tentant de s'interposer dans une arrestation.

L'un des policiers essaye alors d'éloigner l'une des femmes en la frappant à coups de matraque. Peu de temps après, il revient à la charge avec une bombe lacrymogène tout en tenant des propos agressifs à son égard.

La vidéo, appelée "Honte à la police française" et vue plus d’un million de fois , a été très commentée sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix dénoncent une "bavure".

J’ai vu cette vidéo

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a indiqué dans la matinée avoir vu cette vidéo et demandé une enquête à l'Inspection générale de la police nationale a été saisie .

"Je n'accepte pas les mots 'honte à la police française'. Ce n'est pas toute la police française qui est concernée" , insiste Manuel Valls.

Avant d’ajouter "Attendons d'avoir tous les éléments concernant cette affaire, mais il n'y a pas de place dans la police pour de la violence ou pour des propos qui n'auraient rien à voir avec l'idée que l'on se fait d'une police républicaine."

Le procureur de Tours a par ailleurs indiqué avoir décidé de convoquer les deux agents dont le comportement est mis en cause.

Sept passagers alcoolisés à bord du véhicule...

Selon une source policière, l'interpellation a eu lieu alors qu'un véhicule, dont les sept passagers, y compris le conducteur, étaient alcoolisés, "effectuait des embardées ".

"Le chauffeur était incapable de souffler dans le ballon. Il s'est rebellé et ça a fini au sol", explique Gaëlle James, du syndicat Synergie Officiers. "Une femme est sortie de la voiture et a mordu le collègue trois fois au sang. Tout le monde a été entendu. La femme a reconnu les faits. Elle ne porte pas plainte. Le collègue est blessé", a-t-elle ajouté, précisant que le conducteur du véhicule, placé sous mandat de dépôt, était connu des services de police pour détention de faux permis de conduire.

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