[scald=40715:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le dirigeant et élu écologiste français Jean-Vincent Placé a déclaré lundi qu'il saisirait le procureur de Paris après les propos du député UMP Alain Marleix le qualifiant de "Coréen national".

Jean-Vincent Placé, enfant abandonné à sa naissance en Corée en 1968 et adopté par un couple de Français à l'âge de sept ans, s'est dit personnellement offensé par ces propos, tenus par Alain Marleix dans un entretien à Public Sénat.

Il a fait savoir à Reuters qu'il saisirait le procureur de Paris pour injures à caractères racistes.

A propos des prochaines élections sénatoriales dans l'Essonne, où Jean-Vincent Placé est candidat commun pour le PS, les Verts et le PC, Alain Marleix, a dit : "Notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes !"

Pour Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle, cette affaire témoigne de la "lepénisation des esprits" en France.

"Ce n'est pas une remarque ponctuelle, cela s'inscrit dans un contexte, ce que j'appelle la 'lepénisation' des esprits, qui autorise cela, l'exclusion des autres", a-t-elle déclaré sur France Info.

L'ancienne secrétaire d'Etat Rama Yade a fait part de sa solidarité.

"Je n'aime pas les propos qui divisent, qui mettent en cause les origines des uns et des autres", a-t-elle dit sur i> TELE.

La patronne des Verts Cécile Duflot a écrit à Jean-François Copé, son homologue de l'UMP, pour lui réclamer des excuses et des sanctions. Le PS s'est joint à cette demande.

Samedi, Jean-François Copé avait récusé les propos d'Alain Marleix dans un message sur Twitter.

Thierry Lévêque et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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