Au cabinet du ministre de l'Intérieur, on indique à France Inter que six balles de LBD ont été tirées juste après la chute de cette figure des "gilets jaunes". Les policiers intervenaient pour évacuer des black blocs avant l’arrivée de la manifestation des gilets jaunes quand Jérôme Rodrigues a été touché à l'oeil.

Jérôme Rodrigues, le 27 janvier à Paris, au lendemain de sa blessure
Jérôme Rodrigues, le 27 janvier à Paris, au lendemain de sa blessure © AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Jérôme Rodrigues, une des figures des "gilets jaunes" grièvement blessé à l'oeil samedi à Bastille, a-t-il été touché par une balle de lanceur de balle de défense (LBD) comme il l'affirme ? Dimanche soir, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez affirmait qu’aucun élément ”ne permet de déterminer qu’il y a eu un tir de LBD". Une source policière affirmait que c’est un éclat de la grenade qui a causé la blessure à l’œil.

Lundi, un membre du cabinet du ministère de l'Intérieur précise à France Inter : "32 balles de défense ont été tirées sur Paris samedi, dont 18 à Bastille, et 14 à République. A Bastille, six ont été tirées après que Jérôme Rodrigues a été touché. Dont trois pour protéger l’équipe médicale d’urgence, et trois pour permettre aux policiers de se replier".

Les policiers intervenaient pour évacuer des black blocs avant l’arrivée de la manifestation des "gilets jaunes" quand Jérôme Rodrigues a été touché à l’œil, selon cette source. "Celui qui a lancé la grenade de désencerclement l’a signalé", ajoute cette source. "Cette grenade a été tirée de façon réglementaire. L’IGPN n’a encore rien dit. Ce sont les médecins qui diront". 

"On est honnête dans notre réaction : rien ne permet de penser qu’un agent des forces de l’ordre ait tiré sur Jérôme Rodrigues. On part du principe que nos agents ne sont pas malhonnêtes", déclare encore ce collaborateur de la place Beauvau qui ajoute que "tous les tirs LBD sont pointés, répertoriés. Tous ont été filmés. C’était la règle passée aux forces de l’ordre : toujours par 2, un qui tire, l’autre qui déclenche la caméra piéton". 

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