Ce mardi, la SNCF lance son mouvement de grève, prévu pour durer trois mois, à raison de deux jours de grève tous les cinq jours. Mais l’entreprise publique n’est pas la seule à faire grève : d’autres secteurs sont aussi touchés.

Une assemblée générale des grévistes de la SNCF
Une assemblée générale des grévistes de la SNCF © AFP / Jeff Pachoud

Ce mardi débute la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement : pour les trois mois à venir, les grévistes cesseront le travail « deux jours sur cinq ». Jusqu’à fin juin, le trafic des trains devrait donc être régulièrement perturbé. Les grévistes entendent lutter contre les dispositions de cette réforme, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux entrants dans l’entreprise de chemins de fer.  

Mais les agents de la SNCF ne sont pas les seuls à lancer (ou à poursuivre) un mouvement de grève ce mardi : nombreux sont les secteurs qui sont aussi concernés par des mobilisations sociales, avec des revendications très diverses. 

Les agents d’Air France demandent une augmentation 

Pour les agents d’Air France, ce mardi est un quatrième jour de grève, après notamment une journée de mobilisation vendredi dernier. L’intersyndicale (composée de onze syndicats) demande une revalorisation des salaires : alors que la direction a promis une augmentation de 1% en 2018, la première depuis 2011. les syndicats exigent qu’elle soit de 6%.  

Il n’en est pas question, pour le directeur général d’Air France, qui estime une telle augmentation à " 240 millions d’euros supplémentaires ", et encore plus en prenant en compte les demandes spécifiques des pilotes. Faute d’accord, les syndicats ont d’ores et déjà annoncé deux nouvelles journées de grève les 10 et 11 avril.  

Les étudiants contre la réforme du bac et de l’accès à la fac 

L’UNEF, principal syndicat étudiant, ainsi que 17 autres organisations de jeunesse, ont également appelé à manifester ce mardi. Les organisations qui appellent à la mobilisation dénoncent le Plan Étudiants, qui "met fin à l’ambition universelle de l’enseignement supérieur public", avec le changement des règles d’entrée à l’université, ainsi que la réforme du bac qui, selon eux, "va se traduire par un renforcement des inégalités sociales".  

Alors que plusieurs universités sont bloquées par des étudiants en grève depuis plusieurs semaines (Montpellier, Toulouse, trois sites parisiens, Bordeaux, etc.), le mouvement initié ce mardi vise aussi à dénoncer les incidents qui ont eu lieu dans les universités de Montpellier et de Lille, où plusieurs étudiants ont été blessés. "Nous demandons à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités pour mettre fin à de tels agissements", explique le communiqué conjoint des organisations étudiantes.  

Les éboueurs demandent un « service public national » 

De leur côté, les éboueurs de plusieurs grandes villes de France (Paris, Marseille, Montpellier, etc.) sont eux aussi en grève à l’appel des fédérations CGT des Transports et Services publics dans la filière déchet. Ils demandent la création d’un statut unique pour l’ensemble des éboueurs, faisant de ce métier un "service public national".  

Ils demandent également la prise en compte de la pénibilité du travail dans cette filière, qui permettrait aux éboueurs de partir en retraite anticipée, selon qu’ils sont plus ou moins impliqués dans le ramassage ou le tri des ordures, jusqu’à dix ans avant l’âge légal de départ. Cette mobilisation est pour l’heure un mouvement "illimité" de grève 

Les électriciens et gaziers en grève contre la libéralisation du secteur 

La FNME-CGT, qui est le principal syndicat des travailleurs de l’énergie (électriciens et gaziers), appelle à la grève pour "l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz qui réponde à l’intérêt général". Le syndicat demande la création d’un "statut de l’énergéticien" pour les salariés de se secteur, et exige "la fin de la libéralisation du marché du gaz". La grève lancée par la FNME-CGT court jusqu’au 28 juin, comme celle de la SNCF.  

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