Joël Mergui (à gauche) et Dalil Boubakeur (au centre) à l'Elysée le 21 juillet 2014
Joël Mergui (à gauche) et Dalil Boubakeur (au centre) à l'Elysée le 21 juillet 2014 © MaxPPP

Après un week-end marqué par les violences lors de manifestations pro-palestiniennes à Paris et Sarcelles, les représentants des cultes ont été reçus ce lundi à l'Elysée. Objectif : apaiser les tensions communautaires.

Autour de la table, François Hollande, Manuel Valls et son ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, mais aussi les représentants des principaux cultes du pays. Catholiques, protestants et orthodoxes sont présents mais, après les violences du week-end, les regards sont surtout tournés vers Joël Mergui, le président du Consistoire central israélite de France, et Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris.

Sur le perron de l'Elysée, la poignée de main est appuyée et le message limpide. La priorité pour Joël Mergui est de lutter contre l'antisémitisme :

L'Etat a conscience de ses responsabilités et nous avons rappelé que c'est la responsabilité de l'Etat de protéger l'ensemble des lieux de cultes et de faire en sorte que l'antisémitisme s'arrête.

Pour Joël Mergui, il est "fondamental aujourd'hui qu'on trouve des moyens pour que toute la France dise non à l'antisémitisme et que ce soit une cause nationale". Le président du Consistoire central israélite de France demande à Dalil Boubakeur que la dénonciation de l'antisémitisme soit relayée dans toutes les mosquées de France.

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris ne dit pas autre chose. Fidèle à sa ligne, Dalil Boubakeur dénonce les injures et actes antisémites de dimanche à Sarcelles :

Ce n'est ni l'Islam, ni la recommandation de la communauté qui n'est pas antisémite [...] elle-même souffre du racisme alors comment voulez-vous ?

L'apaisement se joue aussi à Sarcelles où un rassemblement pour la paix est organisé ce lundi soir.

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