[scald=108633:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Alain Juppé a reconnu mardi l'existence de failles dans la législation française pour lutter contre l'islamisme radical après l'affaire Mohamed Merah, qui a tué sept personnes en se réclamant d'Al Qaïda.

"C'est vrai que dans notre législation il peut y avoir eu des failles", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur Public Sénat.

"Je prends un exemple. Aller dans un camp d'entraînement en Afghanistan, cela tombait sous le coup de la loi. En revanche, aller dans une école coranique où l'on prêche le djihad contre l'Occident, c'est-à-dire le terrorisme et la tuerie et la haine, ça ne tombait pas sous le coup de la loi. Là, il y a une faille et on va la combler", a-t-il ajouté.

L'affaire Mohamed Merah a provoqué une polémique sur l'efficacité des services de renseignement français, qui n'ont pas pu empêcher le tueur de passer à l'action alors qu'ils savaient qu'il avait notamment effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan.

Patrick Vignal

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