Du premier babillage au mot à plusieurs syllabes prononcé correctement, comment le langage vient-il au bébé ? Une étude de l'université de médecine de Vienne, en Autriche, nous apprend que la capacité à parler commence dans le ventre de la mère, vers la fin de la grossesse et que cette étape est cruciale.

Ce sont dès les trois derniers mois de la grossesse que l'appareil auditif du nourrisson se développe
Ce sont dès les trois derniers mois de la grossesse que l'appareil auditif du nourrisson se développe © Maxppp / AltoPress

Quel parent ne s'est pas extasié devant les premiers mots de son enfant ? Et comment ces premiers mots viennent-ils aux bébés ? C'est une question que les linguistes tentent d'élucider, notamment avec l'aide des enregistrements de l'activité cérébrale

Pour certains, ce sera à un an, pour d'autres 18 mois. Einstein lui, a commencé à parler à trois ans. Les tout premiers mots sont guettés avec enthousiasme par les nouveaux parents. 

Et pour cause, leur acquisition est mystérieuse. Une équipe de neurolinguistiques de l’hôpital général de Vienne en Autriche lève un coin du voile et révèle que les aires du cerveau qui reconnaissent et traitent les sons de la parole commencent à se spécialiser à un stade très précoce : lors des trois derniers mois de grossesse.

Le développement de l'appareil auditif comme dans le ventre de la mère

C'est à ce moment là que l'appareil auditif se développe et ainsi, in utero le fœtus apprend à différencier à travers le liquide amniotique la voix de sa mère des autres sons comme la musique ou le brouhaha ambiant. 

Les aires du cerveau qui plus tard vont traiter le langage entament alors leur spécialisation. C'est ainsi que les bébés nés à terme sont capables dès le lendemain de leur naissance de distinguer les sons de la parole des autres sons. 

L'étude à été réalisée sur quinze nourrissons prématurés et quinze nés à terme. Les derniers mois de grossesse sont essentiels au point que les chercheurs ont constaté une différence avec les enfants prématurés. Jusqu'à leur date de naissance théorique, ils n'ont pas la capacité à faire la différence entre les paroles et les autres sons . 

D'ailleurs, dans le cortex des bébés, l'activité cérébrale qui atteste de la reconnaissance de parole n'est pas la même.

Voilà qui pourrait être utile aux services de néonatologie afin d'optimiser l'environnement acoustique offert aux prématurés et de leur faciliter l'acquisition du langage, même au milieu des couveuses et machines de survie. 

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