Les surveillants veulent plus de moyens
Les surveillants veulent plus de moyens © MaxPPP

Après les policiers et les avocats, ce sont les agents de la pénitentiaire qui ont manifesté ce jeudi sous les fenêtres du ministère de la Justice pour exprimer leur ras-le-bol.

Quatre syndicats nationaux (UFAP, SNPFO-PS, SNJFO-PA et CGT Pénitentiaire), ont appelé à cette manifestation qui a réuni plusieurs centaines de personnes venues de toute la France place du Châtelet. Les manifestants ont déployé des banderoles, scandant à l'encontre de la ministre de la Justice des slogans comme "Taubira, t'es foutue, la pénit' est dans la rue".

C’est une période compliquée pour Christiane Taubira. Les avocats sont en grève contre un projet de réforme de l'aide juridictionnelle, et les policiers évoquent les "dysfonctionnements" de la justice. Les surveillants pénitentiaires dénoncent eux un manque de moyens humains et matériels. "Ce que nous demanderons en priorité, ce sont des emplois supplémentaires", raconte Christopher Dorangeville, secrétaire national de la CGT Pénitentiaire.

Le ministère de la Justice a lancé début octobre un plan de recrutement pour embaucher en 2016 quelque 1.500 surveillants et 200 conseillers d'insertion et de probation, ce qui ne satisfait pas les syndicats. "Ce plan de recrutement vise à couvrir les besoins des nouveaux établissements, mais il manque déjà presque 1.300 personnes sur ceux qui existent déjà", analyse Jean-François Forget, secrétaire général de l'UFAP-UNSa Justice. "Sans compter que nous avons 25% de démissions dans les 30 mois qui suivent le recrutement et que les départs à la retraite ne sont pas remplacés. »

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.