C'est ce qu'a déclaré le psychiatre Philippe Brenot, invité dans la Tête au carré pour débattre du couple avec Marcela Iacub. Explications sur ce postulat étonnant.

Etre en couple, un œil sur son portable
Etre en couple, un œil sur son portable © Getty / Mimi Haddon

L’institution du mariage a été chamboulée dans les années 1970 avec la libération sexuelle. Depuis, les divorces se multiplient et le nombre de mariages diminue.

Philippe Brenot :

Le couple n’existe que depuis une cinquantaine d’année. Avant il y avait le mariage.

Une affirmation qui amène peut-être à redéfinir ce qu'on entend ici par "mariage" - et qui est un condensé du point de vue des politiques publiques : le mariage, ce sont deux personnes qui vivent ensemble sous le même toit, qui sont sensés avoir une vie sexuelle (ou l’avoir eue), qui ont certains rapports de solidarité (partager les frais de ménage par exemple).

Vous constatez qu'il est peu question ici de sentiments... Pour Philippe Brenot, d'ailleurs :

La première fonction du couple est économique.

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De ce fait, l’adultère ne brisait pas le couple traditionnel - ou très peu : “Avec cette monogamie imposée par le mariage, il y a obligatoirement un adultère, des petits accrocs” estime le psychiatre.

Aujourd’hui, on a mis l’amour et le désir au cœur des relations conjugales. Effet collatéral : la fidélité est devenue très importante pour les deux partenaires et un manquement peut entraîner des séparations. “Il y a ce fantasme occidental contemporain véhiculé par les feuilletons américains : vivre un couple passionnel de longue durée (et non amoureux)” renchérit Philippe Brenot. “Or, la passion, par définition, c’est court !”. Le psychiatre observe qu'aujourd'hui :

Dès que ça devient tiède on se quitte.

Aujourd’hui, quand un début de relation se forme, très rapidement, ou elle forme un nouveau couple ou ça s’arrête. "La double-vie menée pendant des années est devenue assez rare" conclue-t-il.

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