[scald=61809:sdl_editor_representation]TOULOUSE (Reuters) - Le procès en appel de l'homme d'affaires Jean-Michel Bissonnet, accusé d'avoir fait assassiner sa femme en mars 2008 près de Montpellier, s'est ouvert lundi à la cour d'assises de l'Aude, à Carcassonne.

En première instance en février dernier, il avait été condamné à 30 ans de réclusion. Meziane Belkacem, 52 ans, l'ancien jardinier qui aurait exécuté la victime à coups de fusil, s'était vu infliger 20 ans de réclusion et le vicomte Amaury d'Harcourt, 86 ans, soupçonné d'avoir dissimulé l'arme du crime après ce meurtre, huit ans de prison.

Bernadette Bissonnet a été assassinée le 11 mars 2008 dans sa maison familiale. Son mari, un spécialiste de l'immobilier de bureaux de 63 ans, se dit étranger à l'affaire, mais il est mis en cause par les deux autres accusés. Le jardinier affirme qu'il lui a promis 30.000 euros.

Le premier procès avait été renvoyé en fin d'année 2010 car il était apparu que l'homme d'affaires avait tenté de susciter un témoignage favorable d'un co-détenu.

Ce procès en appel devra notamment préciser le rôle du vicomte d'Harcourt, ancien conseiller aux chasses de Valéry Giscard d'Estaing, qui avait connu de nombreux revers financiers en France et en Afrique avant de devenir l'ami du couple Bissonnet.

Vêtu d'un tee-shirt blanc et d'une veste noire, Jean-Michel Bissonnet a maintenu qu'il était innocent, proclamant son amours pour sa femme.

"J'avais trouvé la femme de ma vie. J'avais des enfants merveilleux. Depuis 40 mois, on a détruit ma vie", a-t-il dit à la cour.

Nicolas Fichot, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Patrick Vignal

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