Après Simpson et avant Armstrong, l'affaire Festina en 1998 remet tristement le dopage au cœur du Tour de France.

11 juillet 1998 : les faits

Un samedi d’été, lors que le Tour de France vient de débuter, Festina – qui n’est pas encore une affaire, mais une équipe – est sur toutes les lèvres.Willy Voet, soigneur de l'équipe Festina a été arrêté trois jours avant à la frontière franco-belge avec plusieurs centaines de flacons de produits dopants. Le plus grand scandale de l’histoire du cyclisme vient d’éclater.

### 15 juillet 1998 : l’enquête 4 jours et l’enquête s’est accélérée.Les policiers du SRPJ de Lille interrogent – et mettent en garde à vue – Bruno Roussel, Directeur Sportif de l’équipe Festina ainsi que le Dr Ryckaert, médecin de Festina. ### 17 juillet 1998 : l’exclusion Bruno Roussel a avoué dans l’après-midi que les coureurs de Festina se dopaient sous surveillance médicale. Quelques heures pus tard, Jean-Marie Leblanc, le directeur général du Tour de France, prend la décision d’exclure l’équipe Festina du Tour et l’annonce lors d’une conférence de presse tendue. Des propos qui feront le tour des télés et radios du monde entier. ### 18 juillet 1998 : les larmes de Virenque A Brive, au lendemain de la décision de Jean-Marie Leblanc, l’équipe Festina – son médiatique leader Richard Virenque en tête – veut prendre le départ du contre la montre. Finalement, ils ne partiront pas. Et dans un café voisin, devant une nuée de micros, de caméras et donc de spectateurs, Richard Virenque, avec de vibrants et troublants accents de sincérité, pleure ses regrets… de devoir abandonner le Tour. ### 24 octobre 2010 : les aveux, enfin 2 ans après et au bout de deux jours de procès, Richard Virenque cesse de nier « tout en bloc et en détail » et avoue… tout. « Un aveu qui vous grandit » lui dira le Président du Tribunal. Le début d’une grande catharsis. ### 1er juin 2012 : retour sur les plateaux 14 ans après, les Français n’ont retenu de l’affaire Festina qu’un visage et un nom : celui de Richard Virenque. Il était un des favoris du Tour en 1998. Son sourire et son charisme en faisait le chouchou du public, et des médias.Thierry Ardisson ne s’y est pas trompé et l’invite en 2012 à l’occasion de la publication de son autobiographie « Plus fort qu’avant » (Robert Laffont).Une interview en apparence anodine mais dont la chute est glaçante. ### 2013 : Virenque et Festina, chabadabada Le 100e Tour de France a de nombreux partenaires, dont la marque d’horlogerie Festina, avec Virenque comme « porte-drapeau ». La boucle de la Grande Boucle est bouclée !
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