Pendant trois jours, les musulmans du monde entier vont célébrer la plus importante fête de la religion musulmane, Aïd El Kebir. Il s'agit de réunir la communauté autour du partage d'un grand repas. A cette occasion, un mouton est sacrifié et partagé entre toutes les familles, y compris les plus nécessiteuses.

Chaque année, le pèlerinage à la Mecque se termine par l'Aïd El Kébir, la plus grande fête des muslams.
Chaque année, le pèlerinage à la Mecque se termine par l'Aïd El Kébir, la plus grande fête des muslams. © AFP / MUSTAFA OZER

Aïd El Kébir, que l'on peut traduire en Français par "la grande fête", est le moment de célébration le plus important pour les musulmans. 

Les musulmans ont cinq obligations, les cinq piliers, parmi lesquels le pèlerinage à la Mecque, en Arabie saoudite. Cette religion est basée sur le calendrier lunaire. Par conséquent, les dates importantes de commémorations changent chaque année. 

La grande fête se déroule au terme du pèlerinage à la Mecque, que les musulmans qui le peuvent effectuent pendant une quinzaine de jours. Les pèlerins se rendent sur le mont Arafat dans une tenue traditionnelle blanche. C'est dans ce lieu que le prophète des musulmans, Mahomet, aurait, à leurs yeux, délivré son ultime prêche. 

Un tiers doit être offert aux nécessiteux

Au-delà de la Mecque, les musulmans célèbrent ce moment dit de partage en égorgeant un mouton. Un tiers de la bête doit être offert aux nécessiteux, un tiers va à la famille et un tiers aux proches et amis, musulmans ou pas. C'est l'occasion de se réunir et de faire ensemble un repas de fête.

Pour la plupart des musulmans, l'abattage du mouton n'est pas une obligation. On peut faire un don à des nécessiteux ou acheter de la viande en boucherie. En France, chaque année, 100 000 moutons ou agneaux sont abattus. En effet, il n'est pas obligatoire de tuer un mouton. On peut abattre un autre animal. L'idée est avant tout de se réunir et de partager ce moment, d'être généreux. 

Symboliquement, ce moment, qui commémore le sacrifice d'Abraham, est donc une fête du partage. Dans l'Ancien Testament, auquel se référent les trois religions monothéistes, Abraham – Ibrahim pour les musulmans – est prêt à sacrifier son fils, pour obéir à Dieu ; il en est récompensé. Au moment où il s'apprête à tuer son propre enfant, ce dernier se transforme en mouton.

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