[scald=86057:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La demande de remise en liberté de l'ancien maire de Vence (Alpes-Maritimes) Christian Iacono, qui est retourné en prison le 9 janvier pour purger une peine de neuf ans prononcée pour le viol de son petit-fils, a été rejetée lundi.

Malgré la rétractation des accusations par la supposée victime depuis le procès, la commission de révision des condamnations pénales, instance de la Cour de cassation appelée à trancher, a décidé qu'il resterait en détention, le temps de procéder à un complément d'information, a déclaré son avocat.

"C'est une déception pour lui et ses proches, mais nous sommes toujours résolus et déterminés à convaincre la commission de révision de son innocence", a dit Dominique Romeo à Reuters.

Le complément d'enquête devrait s'attacher à vérifier la validité des rétractations de la victime, avec probablement son audition. Si un doute apparaît, le dossier sera transmis à une formation plus haute, la Cour de révision, à laquelle il appartiendrait d'ordonner ou non un nouveau procès.

Cette affaire trouble la justice depuis plus d'une décennie. Christian Iacono, 76 ans, a déjà été incarcéré quatre fois et libéré trois fois au fil des hésitations des magistrats.

En juin dernier, par un courrier au parquet, le petit-fils de Christian Iacono avait déclaré avoir inventé les accusations de viol qui ont lancé l'affaire il y a plus d'une décennie, alors qu'il était mineur. Il a aujourd'hui 19 ans.

Christian Iacono était sorti de prison à ce moment mais la Cour de cassation a depuis rejeté le pourvoi contre sa condamnation en appel. Ayant déjà séjourné en prison environ 14 mois, il lui reste à purger en théorie un peu moins de huit ans.

Le parquet général s'était opposé le 10 janvier à sa libération, estimant que les rétractations du petit-fils n'étaient pas étayées par des éléments concrets. Christian Iacono a déposé parallèlement à la procédure de révision une demande de libération pour raisons médicales, en cours d'examen.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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