[scald=25033:sdl_editor_representation]KUALA LUMPUR (Reuters) - Les autorités malaisiennes ont expulsé vendredi l'avocat français William Bourdon, qui représente une organisation locale de défense des droits de l'homme dénonçant une affaire de corruption dans un contrat d'armement avec la France.

Les allégations concernent un contrat d'acquisition de deux sous-marins pour un montant de 1,2 milliard de dollars (835 millions d'euros) signé en 2002 avec le constructeur naval militaire français DCNS.

Dans un communiqué diffusé tard vendredi soir, les services malaisiens de l'immigration précisent que William Bourdon a été arrêté à son arrivée à l'aéroport international de Kuala Lumpur en provenance de Penang, dans le nord.

"Les investigations menées par le département de l'Immigration ont révélé que M. Bourdon avait outrepassé les termes de son visa", précisent-ils.

William Bourdon a embarqué ensuite à bord d'un vol destination de la France, a déclaré Cynthia Gabriel, la directrice de la Voix du peuple malaisien (SUARAM), l'ONG malaisienne qu'il représente.

L'organisation SUARAM affirme que le contrat de défense a donné lieu à une commission de 114 millions d'euros (164 millions de dollars) versée à une entreprise malaisienne.

Cette société serait liée à un associé de l'actuel Premier ministre, Najib Razak, qui était ministre de la Défense à l'époque de la négociation du contrat.

Les autorités malaisiennes démentent toute malversation.

William Bourdon a porté plainte l'an dernier en France.

Le groupe d'électronique de défense Thales possède une partie du capital de DCNS.

Razak Ahmad; Henri-Pierre André pour le service français

Mots-clés :

Derniers articles

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.