Le service semi-automatisé Ecall va désormais équiper de façon obligatoire toutes les voitures mises en circulation en Europe à compter du 1er avril. Le dispositif : un détecteur d'incidents et un bouton SOS pour contacter les secours dans sa voiture, y compris lorsqu'un accident nous a rendu inconscient.

Le dispositif permet d'appeler le 112 grâce à un bouton SOS, partout en Europe, mais aussi d'alerter automatiquement les secours en cas de déclenchement d'un airbag ou de détection d'un choc.
Le dispositif permet d'appeler le 112 grâce à un bouton SOS, partout en Europe, mais aussi d'alerter automatiquement les secours en cas de déclenchement d'un airbag ou de détection d'un choc. © AFP / Semen Apasov / Sputnik

Les véhicules neufs en Europe seront désormais tous équipés obligatoirement d'un dispositif d'appel d'urgence, l'Ecall, à compter de ce dimanche 1er avril.

L'Ecall, c'est un boîtier avec un bouton d'alarme, qui permet d'appeler le 112 – le numéro unique des urgences partout en Europe – et d'être redirigé vers le bon centre de secours ou d'intervention selon les besoins. C'est aussi un dispositif lié au tableau de bord du véhicule capable de détecter un accident. Lorsqu'un airbag se déploie, lorsque la vitesse chute subitement ou que la voiture se retrouve sur le dos, il appelle automatiquement les secours, sans intervention du conducteur ou d'un passager.

Une plateforme informatique réceptionne ces signaux et effectue un premier tri entre les alertes automatiques et manuelles avant de renvoyer l'appel vers des assistants. Ces opérateurs "physiques" entrent en communication avec les véhicules et relaient ensuite les appels vers les services adéquats, comme les secours ou les assistances des assurances.

2 % du parc automobile

Cette nouvelle obligation, qui correspond à l'application d'une directive européenne de 2015, précise que seuls les modèles de voitures non encore commercialisés à l'heure actuelle sont concernés. 

Un an avant l'entrée en vigueur de l'Ecall, le Syndicat national des sociétés d'assistance (SNSA) estimait à 30 000 le nombre d'appels d'urgence que la plateforme devra traiter en 2018, à 150 000 en 2019 et à 400 000 en 2020.  Le service, qui est déjà actif, est composé de 130 opérateurs basés à Niort

La technologie d'appels d'urgence embarquée dans les véhicules existe depuis 2003 mais ne concerne aujourd'hui qu'à peine "2 % du parc automobile", selon le syndicat, et peut être adaptée sur n'importe quel véhicule en utilisant un dispositif plus léger, éventuellement branché sur le système de diagnostic de la voiture et relié par Bluetooth au téléphone du conducteur. Si celui-ci a activé la localisation par GPS, les secours peuvent être alertés avec un niveau d'informations assez proche.

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