[scald=109299:sdl_editor_representation]TOULOUSE (Reuters) - L'école juive de Toulouse devant laquelle quatre personnes dont trois enfants ont été assassinées le 19 mars par Mohamed Merah a porté plainte après avoir reçu des insultes et de menaces, a-t-on appris mercredi auprès du Crif.

Ces messages, en "très petit nombre", ont été envoyés sur le fax et dans la boite de courrier électronique de l'établissement, a dit Nicole Yardeni, responsable régionale du Conseil représentatif des institutions juives de France.

La plainte a été déposée lundi par les responsables de l'école Ozar-Hatorah et une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse.

Les messages contiennent des insultes antisémites, ainsi que des commentaires se réjouissant de la mort des enfants de l'école. Le ton général des messages est très proche de la diatribe "néo-nazie", selon le Crif.

Nicole Yardeni a cependant déclaré qu'il "ne s'agit pas de créer une psychose chez les parents juifs, et dans la population".

"Ce qui intéresse les enquêteurs, c'est de faire la différence entre des frustrés aigris, qui visent des juifs comme cible de leur mal-être, et une vraie menace", a-t-elle expliqué.

L'auteur de la tuerie devant l'école juive, qui avait auparavant assassiné trois soldats à Montauban et Toulouse, a dit avoir été chargé d'une "mission" par Al Qaïda mais les enquêteurs doutent qu'il soit lié à une organisation à l'étranger.

Mohamed Merah a été abattu lors d'un assaut de l'unité d'élite du Raid à son domicile, jeudi dernier à Toulouse.

Guillaume Serries, édité par Patrick Vignal

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