Après des années de bataille juridique, l'Ecosse est désormais le premier pays à introduire un prix minimum pour l'alcool. Objectif : tenter d'en freiner la consommation.

L'Ecosse est devenue mardi la première nation au monde à introduire un prix minimum pour l'alcool
L'Ecosse est devenue mardi la première nation au monde à introduire un prix minimum pour l'alcool © AFP / Andy Buchanan

La loi a été adoptée en 2012, mais les actions judiciaires menées par les lobbys de l'alcool – dont l'Association du Whisky écossais – ont retardé durant cinq ans sa mise en application. La bataille juridique est allée jusqu'à la Cour européenne de justice en 2015. 

L'objectif du gouvernement écossais est d'empêcher les rabais importants sur les spiritueux et les gros packs de bière, qui poussent à la consommation, dans un pays où 1 265 personnes sont mortes en 2016 suite à de pathologies liés à l'alcool ; une augmentation de 10 % par rapport à l'année précédente. 

Une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue à moins de 15,60 euros (en France on en trouve à 10 euros), la bouteille de cidre de deux litres verra son prix tripler. Le prix du flacon de vodka ou de gin augmentera de 3,40 euros, tout comme certains vins bon marché et les packs de bière.

La majoration n'ira pas dans les poches de l'État écossais mais sera conservée par les magasins et les supermarchés. 

Aujourd'hui, l'Ecosse devient le premier pays au monde à mettre en place des prix unitaires minimaux pour tenter de réduire le préjudice important causé par l'alcool à faible prix. Cette politique de santé publique permettra de sauver des vies.

Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise pense d'ailleurs que d'autres pays européens suivront l'exemple de son pays, à commencer par l'Irlande et le Pays de Galles.

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