Ecrire les fait souffrir. Selon une étude du Conseil national d'évaluation du système, les élèves français écrivent le moins possible et avec beaucoup de difficulté. Plusieurs pistes sont proposées pour sortir de cette situation.

Les petits Français n'osent pas rédiger de peur de se tromper.
Les petits Français n'osent pas rédiger de peur de se tromper. © AFP / FRED TANNEAU

Les élèves français rédigent peu et avec difficulté. C'est le constat alarmant que dresse le Cnesco, le Conseil national d'évaluation du système scolaire. 

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Cette étude montre par exemple qu'en troisième, 40% des élèves ne rédigent pas ou très peu lorsqu'on leur soumet un exercice de production écrite. En 25 minutes, ils produisent en moyenne 15-20 lignes. Par rapport à leurs voisins européens, les élèves de CM1 français ont plus de difficultés à répondre à des questions ouvertes, en particulier lorsque la réponse doit être longue. 

Comment expliquer ces lacunes ?

Comment expliquer ces lacunes ? Comment y remédier ?  Le Cnesco donne quelques pistes.  En CP, les élèves passent en moyenne 4 heures par semaine  à lire et 2 heures à écrire. Or, les chercheurs montrent que l'écrit améliore l'apprentissage de la lecture et qu'il faut commencer très tôt, comme le fait Matthieu Sabastia, enseignant en grande section de maternelle.   "Par exemple dans ma classe, il y a un coin écriture qui est aménagé où les élèves peuvent librement s'essayer à des écriture de mots."

Le Français est une langue complexe, avec beaucoup de lettres muettes et les élèves sont souvent sanctionnés sur leurs écrits, ce qui les bloque, selon Nathalie Bertrand, formatrice à l'ESPE, école du professorat de Strasbourg :

" Comme c'est une manière d'évaluer dans toutes les disciplines, les élèves ont peur d'écrire. Ils se censurent beaucoup par peur de commettre trop d'erreurs. ". 

Pour remédier à cela, les enseignants doivent diversifier les exercices d'écriture sans se priver de forme nouvelles. Une étude montre que les élèves les plus créatifs dans leurs SMS sont aussi les plus forts en orthographe. 

Le reportage de Sonia Bourhan :

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E Elèves et écriture

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