Najat Vallaud-Belkacem veut renforcer la lutte contre la pédophilie au sein de l’éducation nationale en mettant en place davantage de garde-fous dans les procédures disciplinaires dans des affaires de mœurs.

La ministre a constaté après une enquête des « erreurs d’appréciation graves », notamment dans le cas d’un professeur qui a continué à enseigner en France alors qu’il était condamné pour pédophilie en Grande-Bretagne.

En 2007, lors de l’examen de cette affaire par la commission paritaire académique du rectorat de Versailles, il y aurait eu d’après Vallaud-Belkacem des « dysfonctionnements insupportables » comme elle l’explique au quotidien Libération à qui elle a accordé un entretien à paraître ce vendredi. Ces erreurs ont été mises en évidence par une enquête commandée par le ministère sur cette affaire qui exclut toutefois toute faute individuelle ou réflexe corporatiste.

Ce professeur de mathématiques qui travaillait dans l’Essonne en région parisienne, a été mis en examen en février pour agression sexuelle sur un mineur.

La ministre a annoncé qu’elle souhaite éviter que d’autres erreurs de ce type se reproduisent et c’est pourquoi elle souhaite "renforcer le pilotage de la procédure disciplinaire en matière de mœurs.

Ses instructions en la matière seront publiées officiellement par l’éducation nationale. Par ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem a estimé qu’il était nécessaire de mettre de garde-fous. "Toutes les informations judiciaires dont les commissions disciplinaires ont besoin pour éclairer leurs délibérations doivent effectivement leur être transmises, ce qui a manqué dans l'affaire Villemoisson". La ministre souhaite par ailleurs, qu’un deuxième regard par les services ministériels sur la sanction proposée.

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