C’est le pape lui-même qui présidera le synode, assisté des cardinaux André Vingt-Trois, Luis Antonio Tagle, Damasceno Assis et
C’est le pape lui-même qui présidera le synode, assisté des cardinaux André Vingt-Trois, Luis Antonio Tagle, Damasceno Assis et © MaxPPP

Le Synode sur la famille a remis au pape François samedi soir son rapport final, un document consensuel qui n’élude pas totalement les questions les plus sensibles et propose une certaine ouverture, notamment sur la question des divorcés remariés.

Et c'est un petit exploit : tous les articles de ce rapport final (94 articles) ont été adoptés à la majorité requise des deux tiers. C'est donc un succès pour le pape François. Il tenait beaucoup à la confrontation des points de vue, et elle a été très sévère parfois pendant ces trois semaines. Mais au-delà des querelles, le rapport final correspond en fait à sa vision, une Église "consciente de l'imperfection des familles" et de "la douleur que représentent les ruptures".

Pour le spécialiste du Vatican Antoine-Marie Izoard, ce texte est un compromis savamment calculé

Bienveillance envers les (proches des) couples homosexuels

Cette Église veut donc se montrer bienveillante vis-à-vis des familles dites "en situation irrégulière" (recomposées, monoparentales) ou des divorcés remariés. Pour ces derniers, le texte principal ne parle pas explicitement d'accès aux sacrements mais s'en remet au "discernement", autrement dit au cas par cas.

Une ouverture votée de justesse : cet article-ci est passé à une voix près.

En revanche, on ne trouve dans ce rapport final quasiment rien sur l'homosexualité, sujet encore tabou pour certains orélats. Un article seulement souligne l'effort que doit produire l'Église pour accompagner... les proches des personnes homosexuelles.

Ce rapport comporte des propositions. C'est le pape qui doit désormais décider des orientations à prendre. Il les fera connaître dans plusieurs mois.

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