[scald=33075:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - L'enquête sur Christine Lagarde pour "complicité de détournement de biens publics et de faux" visant un arbitrage en faveur de Bernard Tapie en 2008 a été officiellement ouverte mardi, a-t-on appris auprès du parquet général de la Cour de cassation.

Le parquet a signé le "réquisitoire introductif", formalité indispensable pour le lancement concret de cette procédure décidée le 4 août à l'encontre de l'ex-ministre de l'Economie devenue en juillet directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Une commission d'instruction de trois juges indépendants de la Cour de justice de la République va désormais commencer son travail. Christine Lagarde sera nécessairement entendue, voire mise en examen, dans un délai qui n'est pas connu. Elle nie toute malversation et exclut de démissionner.

Elle est mise en cause pour avoir choisi en 2007, contre l'avis de ses services, de solder par un arbitrage privé un litige judiciaire concernant la revente en 1993 d'Adidas par le Crédit lyonnais, alors banque publique.

Les arbitres ont accordé en 2008 285 millions d'euros à l'homme d'affaires Bernard Tapie, qui s'estimait floué.

Thierry Lévêque, édité par Gérard Bon

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