Les nouveaux-nés prématurés suivis dans les hôpitaux sont très sensibles aux risques d'infection. Plusieurs hôpitaux créent un algorithme à partir de leur système de surveillance afin de détecter plus facilement les facteurs de risques chez ces tout-petits.

Un algorithme pourra bientôt prévenir les infections chez les bébés prématurés
Un algorithme pourra bientôt prévenir les infections chez les bébés prématurés © Getty / Image d'illustration / Rubberball

À l'initiative du centre hospitalier universitaire de Rennes, les données de 400 bébés prématurés d'au moins trois jours de vie (dont une trentaine ayant une infection) ont été agrégées. Rythme cardiaque, fréquence respiratoire, poids, taille etc. Sur un écran, l'ensemble de ces paramètres sont analysés et un indice apparaît. Au-delà d'une certaine valeur, le risque d'infection est évalué et le médecin peut le prendre en compte pour intervenir le plus tôt possible. L'équipe médicale peut ainsi obtenir la preuve du risque d'infection entre 6 heures et 48 heures avant le déclenchement de l'infection elle-même. 

La base de données utilisée regroupe les données des patients de six CHU du grand ouest : Rennes, Angers, Brest, Nantes, Tours et Poitiers. Le projet est européen.

10 à 20% des prématurés contractent une infection à l'hôpital

C'est pour réduire ce risque et le détecter de manière non-invasive que cette nouvelle technique est mise en place. Car un grand prématuré qui contracte une infection à l'hôpital présente de forts risques de mourir. 

Il est souvent trop tard lorsque nous détectons une infection. Chaque heure que nous pouvons gagner est un bénéfice pour le patient.

dit le Pr Patrick Pladys, chef du pôle femme-enfant et du service de pédiatrie du CHU de Rennes. 

Par ailleurs, l'objectif est également de réduire le risque de séquelles chez l'enfant. 

Un projet international

La preuve de concept est atteinte. L'équipe attend maintenant d'atteindre le nombre de 700 bébés étudiés sur un plus grand nombre d'hôpitaux pour avoir un indice de risque d'infection plus robuste. L'étude clinique d'ampleur internationale permettra de valider cet index de risque, appelé Digi-NewB. 

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