La chaîne de restauration rapide McDonald's utilise-t-elle de jeunes influenceurs pour se faire de la publicité déguisée sur les réseaux sociaux ? C'est ce que dénonce l'UFC-Que choisir qui dépose plainte contre le géant du fast-food. L'association soupçonne des partenariats cachés avec de très jeunes influenceurs.

Si partenariat il y a avec des influenceurs, il doit être clairement affiché défend la juriste, sans quoi il est déloyal.
Si partenariat il y a avec des influenceurs, il doit être clairement affiché défend la juriste, sans quoi il est déloyal. © AFP / NurPhoto / Nikolas Kokovlis

Ce qui frappe quand on visionne plusieurs de ces vidéos dont certaines cumulent plus de 2 millions de vues sur la chaîne YouTube, c'est le scénario, souvent identique, qui se répète. Une jeune fille (ou deux frères, ou un garçon et sa mère...) ouvre un colis en carton arrivé chez elle. Et là surprise, un flot de cadeaux se déverse sur la table : jouets des menus enfants, collection de verres d'une grande marque de sodas, cartes à jouer, etc. Jusque-là, absolument rien d'illégal. Mais ce qui pourrait l'être c'est que ces influenceurs aient en réalité un partenariat avec McDonald's, et c'est bien ce que soupçonne l'association de consommateurs UFC-Que choisir.

Un "no man's land juridique"

Le scénario identique, la description très précise des jouets, leur présentation en détails. Tous ces éléments sont des signes qui font douter Gwenaëlle Le Jeune, juriste à l'UFC-Que choisir : "Vous vous retrouvez avec un déballage des cadeaux et puis vous entendez, soit en voix off soit grâce à une surimpression à l'écran, que cela correspond comme par hasard à la promotion des jouets des menus enfants proposés à ce moment-là. Personnellement quand je reçois un cadeau, je n'en donne pas la date de disponibilité. C'est un élément qui nous laisse penser que l'on peut avoir affaire à un partenariat qui ne dit pas son nom."

Et c'est bien là le problème. Car si partenariat il y a, il doit être clairement affiché défend la juriste, sans quoi il est déloyal. La difficulté, poursuit Gwenaëlle Le Jeune, c'est que les textes aujourd'hui ne sont pas (pas encore) adaptés à ces nouvelles pratiques de communication : "Il faut donc s'appuyer sur des textes beaucoup plus généraux comme la loi de 2004 sur la confiance en l'économie numérique ou les pratiques commerciales trompeuses. Mais il y a un grand vide et nous en sommes réduits à utiliser des fondements juridiques plus généralistes." La plainte de l'UFC-Que choisir a d'ailleurs été déposée devant le tribunal judiciaire de Paris pour pratiques commerciales trompeuses.

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McDonald's assure de son côté ne jamais engager de partenariat avec des influenceurs de moins de 17 ans ou qui ont une audience composée en majorité d'enfants de moins de 17 ans, cet âge étant celui retenu pour par les réseaux sociaux pour séparer le public adulte et enfants.