De nouvelles "piscines sauvages" sont redoutées avec la canicule qui va s'installer à partir de mardi en Île-de-France. La pratique, illégale, consiste à ouvrir des bornes incendie pour se rafraîchir. Mais cette année, le syndicat des eaux a pris les devants avec une campagne de prévention à destination des jeunes.

Ouvrir les bornes incendies pour s'offrir une piscine sauvage, une pratique qui s'est de plus en plus développée ces dernières années
Ouvrir les bornes incendies pour s'offrir une piscine sauvage, une pratique qui s'est de plus en plus développée ces dernières années © Getty / Adolfo Ceja / EyeEm

"Jour de sunshine, jour de canicule 

Chaleur sur la place, dans les parcs et dans les véhicules     

Forcément on rêve d'ailleurs porté par la vie   

Dès que la chaleur fait regretter le temps des parapluies   

Pas besoin d'une pompe éclatée, de vagues trop limpides   

Pas besoin de faire du quartier une piscine olympique"

C'est le rappeur Youssoupha qui a écrit ces quelques lignes pour le clip de sensibilisation de Veolia Eau d'Ile-de-France contre les piscines sauvages.

En plus du clip, des affiches et flyers ont donc été distribués dans les centres de loisirs et aux abords des parcs et jardins pour expliquer que les piscines sauvages sont un jeu dangereux.

Les trois affiches de la campagne de sensibilisation de Veolia Eau d'Île-de-France contre les piscines sauvages.
Les trois affiches de la campagne de sensibilisation de Veolia Eau d'Île-de-France contre les piscines sauvages.

Des conséquences pour la vie de tous

Ce qui peut paraître comme un jeu rafraîchissant peut en fait avoir des conséquences désastreuses. "Ça peut créer des baisses de pression importantes, explique la directrice des études au syndicat des eaux d'Île-de-France, Véronique Heim. Les hauts des immeubles peuvent ainsi ne plus être desservis en eau. La pression peut même devenir insuffisante pour éteindre un feu". Véronique Heim parle aussi du danger d’électrocution et d'accidents sur la voie publique : "des gens peuvent être projetés par ces geysers à très haute pression".

Sans compter le coût des réparations assumées par les communes qui peuvent être répercutées sur les impôts locaux. L'été dernier, 3 000 bouches à incendie avaient été ouvertes, dont 600 en une seule journée. Bien qu'illégale*, la pratique avait été popularisée par les réseaux sociaux à Bondy, Paris, Lille, Lyon ou encore Bordeaux. Cette année, les syndicats des eaux espèrent éviter le gaspillage de centaines de millions de litres d'eau. 

*Toute ouverture illégale de bouche à incendie peut-être sanctionnée jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

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