[scald=84953:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le bureau confédéral de la CFDT a décidé jeudi d'exclure sa branche maritime du Nord, où siègent les délégués de la compagnie maritime SeaFrance, accusés d'avoir fait échouer la reprise de leur société et soupçonnés de malversations.

Cette décision d'engager la procédure de radiation, prise à l'unanimité du bureau, "est la conséquence de l'accumulation de faits et d'événements qui portent gravement atteinte à la CFDT prise dans son ensemble, à ses militants et adhérents", dit la confédération dans un communiqué.

Visés par une enquête pénale pour de supposées malversations financières, dénoncées dans un rapport de la Cour des comptes, les délégués syndicaux CFDT de SeaFrance se voient reprocher d'avoir fait capoter une offre de reprise de la société en redressement par Louis Dreyfus Armateurs (LDA).

Ils ont soutenu une offre de reprise par les salariés sous forme de coopérative ouvrière, repoussée par la justice car jugée non viable, ce qui a provoqué le 9 janvier la liquidation de la compagnie de ferries transmanche, filiale de la SNCF.

Le gouvernement dit poursuivre actuellement une recherche de solution pour les quelques 800 salariés de la société.

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a exprimé à plusieurs reprises sa "honte" devant les comportements prêtés aux membres de SeaFrance.

LDA avait annoncé son intention de relancer une activité transmanche sur la ligne autrefois assurée par SeaFrance, sans reprendre ses bateaux mais en employant 300 ex-salariés de la compagnie. La SNCF avait proposé d'en reclasser 500.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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