En Europe, l'obsession porte sur les rides et les pertes de volume
En Europe, l'obsession porte sur les rides et les pertes de volume © MaxPPP / Philippe Turpin

Ce 29 janvier, débute à Paris, le grand congrès mondial de la chirurgie esthétique. Il réunit plasticiens et dermatologues du monde entier. Le marché pèse aujourd'hui plus de six milliards d'euros et il est en pleine expansion avec une croissance à deux chiffres.

Les États-Unis continuent de représenter près de la moitié de ce marché mondial, mais l'Asie n'est pas en reste. Les femmes asiatiques sont de plus en plus friandes de chirurgie et de médecine esthétique. Leur demande en très forte hausse tire en grande partie la croissance du secteur. La différence, c'est que d'un continent à l'autre, les demandes ne sont pas tout à fait les mêmes.Au total, ce sont près de 20 millions d'interventions esthétiques qui sont réalisées chaque année dans le monde. La France est dans le top 10 des pays qui en pratiquent le plus. Près de 15% des Françaises déclaraient dans un sondage en 2010 y avoir eu recours. Leurs préférences ? Lipoaspiration, lifting, augmentation mammaire, botox pour figer les rides du front et acide hyaluronique pour combler celles du bas du visage.

"En Europe, on est très obsédé par les rides"

Ce palmarès des interventions les plus pratiquées est à peu près le même au niveau mondial, avec toutefois des spécificités pour chaque continent. Selon le docteur Benjamin Ascher, le directeur scientique du congrès qui s'ouvre à Paris, les Asiatiques recherchent le "débridement des paupières et un nez plus européen. En Europe, on est très obsédé par les rides, les pertes de volume". D'après le spécialiste, c'est en Amérique latine que l'attraction pour le corps se fait le plus sentir : " il y a un très grand attrait pour les implants mammaires, les injections de graisse et également les implants au niveau des fesses".

Partout, en tout cas, la demande s'est démocratisée et rajeunie, au point que les médecins doivent refuser parfois des patientes. Des adolescentes, par exemple, qui viennent, dès 15 ans, pour une augmentation mammaire.

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