[scald=81607:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Une enquête de police menée sur des allégations d'espionnage de Valérie Trierweiler, compagne du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, tend à conclure que ces faits n'ont pas existé, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le résultat de cette procédure conduite par l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices"), et tous les procès-verbaux d'audition ont cependant été transmis par le procureur de Paris à l'avocate de Valérie Trierweiller, Me Frédérique Giffard, qui pourra dire si elle souhaite ou non d'autres investigations.

"L'enquête ne semble en l'état pas montrer d'infraction", a dit la source judiciaire, qui n'a pas souhaité être identifiée.

Cette démarche du procureur de Paris, François Molins, est exceptionnelle, les plaignants n'ayant en principe pas accès aux dossiers d'enquêtes préliminaires conduites par le parquet, lié hiérarchiquement au pouvoir exécutif.

L'enquête fait suite à une plainte contre "X" déposée par Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match, après la publication le 4 octobre dernier par l'Express d'un article affirmant qu'elle avait fait l'objet d'une enquête de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, pratique qui serait illégale si elle était avérée.

Il s'agissait selon l'hebdomadaire de tenter de constituer une "notice biographique fouillée" et de rassembler des informations susceptibles d'être utilisées politiquement contre le candidat PS, favori des sondages pour l'Elysée.

Le gouvernement dément l'existence de toute enquête clandestine et le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a porté plainte pour "diffamation et diffusion de fausses nouvelles", ce qui a entraîné l'ouverture d'une autre procédure dans laquelle les journalistes de L'Express ont été entendus.

Cette affaire s'inscrit dans un climat délétère créé par des soupçons d'enquêtes frauduleuses de la police sur la presse.

Le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été mis en examen fin 2011 pour "atteinte au secret des correspondances" en raison des investigations jugées frauduleuses sur le journal Le Monde motivées par un article mettant en cause un membre du gouvernement.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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