Le médicament a fait l’objet d’une enquête de l’IGAS. Selon le rapport rendu mardi, entre 425 et 450 cas de malformations à la naissances sont liés à la prise de ce médicament

Ce médicament a été prescrit aux femmes atteintes d’épilepsie durant leur grossesse.
Ce médicament a été prescrit aux femmes atteintes d’épilepsie durant leur grossesse. © MaxPPP

La Dépakine, un médicament prescrit aux femmes atteintes d’épilepsie même durant leur grossesse.

"Ce sont entre 425 et 450 cas de naissances d'enfants vivants ou mort-nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales" explique l’IGAS dans le rapport demandé par la ministère de la Santé.

Cet antiépileptique valproate (le dépakine et ses dérivés) commercialisé depuis 1967 est aussi utilisé pour traiter les troubles bipolaires.

En 1982, une première publication dans la revue the Lancet évoque des risques de malformations du fœtus en cas de prise de l’antiépileptique par la mère.

Il faut attendre les années 90 pour que soit relayé plus largement dans le monde médical le nombre élevé de malformations chez le fœtus après la prise de ce médicament par la mère, (le risque irait jusqu’à 10%).

Par ailleurs, le nombre de retards intellectuels et (ou de marche) ainsi qu’un nombre anormalement élevé d’enfants autistes (qui peuvent atteindre jusqu’à 40% des enfants exposés) ont été signalés au début des années 2000.

Au mois de mai, explique l’IGAS, « une mesure plus précise de l’impact des prescriptions de valproate sur la descendance des femmes exposées » sera rendue publique.

Un reportage de Danielle Messager :

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Un reportage de Danielle Messager :

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