L'observatoire de la fin de vie ce mercredi son rapport sur la fin de vie des personnes âgées, qu'elles soient en maison de retraite, à domicile ou à l'hôpital. Plus de 15 000 situations de fin de vie décrites, d'avril à septembre 2013.

Un viel homme et sa canne
Un viel homme et sa canne © Radio France / MaxPPP

Que signifie aujourd'hui mourir de vieillesse quand on meurt dans une maison de retraite de la maladie d'Alzheimer, y a-t-il moyen de finir ses jours chez soi même quand on souffre d'un cancer, comment s'applique la Loi Léonetti ?

Autant de questions sur lesquelles ce rapport apporte un éclairage et des recommandations.

Mourir avant de perdre la tête

90 000 personnes âgées meurent chaque année dans les maisons de retraites, les EPHAD, des établissements où quasiment la moitié sont atteintes de la Maladie d'Alzheimer. Parmi les paroles recueillies, celle de cette femme de 93 ans :

Pourvu que je sois morte avant de perdre la tête

Le président de l'Observatoire de la fin de vie, Régis Aubry, était l'invité du journal de 13h, de Claire Servajean

La loi Léonetti plus ou moins appliquée

La décision d'arrêter ou de limiter les traitements dans le cadre de la loi Léonetti est diversement appliquée selon les régions: 50% en basse Normandie, mais 27% en Picardie.

Seules 1/3 de ces résidents ont désigné une personne de confiance et uniquement 5% rédigé des directives anticipées.

Ces maisons ont beau se dire "médicalisées", en cas d'urgence, les personnes sont emmenées à l'hôpital faute de personnel formés en particulier la nuit. C'est une des recommandations du rapport : la présence d'une infirmière de nuit permettrait d'éviter 18 000 hospitalisations.

13 000 personnes agées de plus de 75 ans finissent donc leur vie aux urgences.

Mourir chez soi

Autre recommandation : la formation des personnels d'aide à domicile. Certains arrivent sans aucune préparation.

Le témoignage d’une aide à domicile :

Je l'ai vu mourir, ce n'est quand même pas rien, il faudrait pouvoir en parler avant d'enchainer avec la personne suivante

Ce rapport demande donc la mise en place d'une véritable politique de fin de vie, concernant les personnes âgées à qui on ne demande pas toujours leur avis au motif qu'elles ne comprennent peut être pas tout, et qu'on prive ainsi du droit de mourir comme elles le souhaitent.

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