Les autorités musulmanes sont tombées d’accord, après de la cérémonie de la Nuit du Doute : la rupture du jeûne aura lieu ce mercredi.

Minaret de la Grande Mosquée de Paris
Minaret de la Grande Mosquée de Paris © Maxppp / IP3 PRESS/MAXPPP

Après un mois de jeûne éprouvant pour les musulmans de France, puisque le ramadan 2016 a eu lieu pendant les plus longues journées de l’année, les autorités religieuses se sont accordées sur la date de la rupture du jeûne (commencé le 6 juin dernier à l’aube): la fête qui le clôture, l’Aïd el-Fitr a lieu ce mercredi 6 juin, qui est aussi le premier jour de rattrapage pour les candidats au baccalauréat.

L'Aïd el-Fitr ou Aïd el-Seghir (petite fête) est l'une des deux dates les plus solennelles du calendrier musulman avec l'autre Aïd, Aïd el-Kébir ou Aïd el-Adha, la grande fête ou fête du sacrifice. C’est l’une des fêtes les plus suivies par la communauté musulmane, qui la célèbre en famille, avec une prière, et une aumône de chacun pour les pauvres.

Islam : fin du ramadan mercredi
Islam : fin du ramadan mercredi © Radio France / Visactu

Dissension et Nuit du doute

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est prononcé à l’issue de la cérémonie symbolique pendant la "nuit du doute", qui a lieu chaque année à la Grande Mosquée de Paris pour déterminer les dates de début et de fin du ramadan sur la base de l'observation du croissant lunaire.

Néanmoins, certaines mosquées pourraient célébrer la fin du ramadan avec un peu d’avance : si toutes les autorités se sont quand même ralliées à l’annonce du CFCM, le Conseil théologique musulman de France (CMTF) avait pour sa part de longue date fixé l'Aïd au mardi 5 juin, de même que les organisations turques.

Pour les candidats au baccalauréat qui voudraient célébrer la fin du jeûne, une réglementation existe, a rappelé la Maison des Examens en île-de-France, qui permet en l'occurrence de décaler à jeudi la convocation des admis au rattrapage. Le principal syndicat de chefs d'établissement avait critiqué ces consignes, et la majorité des proviseurs, agacés, demandent qu'on ne vienne pas jeter de "l'huile sur le feu" comme le rappelle ce reportage de Camille Magnard:

1'18

L'Aïd et les repéchés du Bac, le reportage de Camille Magnard

Par Camille Magnard

Le ministère de l'Éducation nationale a pour sa part estimé que la Maison des examens a "appliqué deux circulaires prises par les précédents gouvernements". De son côté, l’un des responsables de la Grande Mosquée de Paris estime que "l'examen prime sur la fête, surtout quand l'avenir de l'élève en dépend".

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