François Hollande s'est exprimé hier soir à 20 heures.
François Hollande s'est exprimé hier soir à 20 heures. © MaxPPP

Pour le chef de l'État et le Premier ministre, "la France a été touchée dans son cœur". Nicolas Sarkozy dénonce "une atteinte sauvage à liberté d'expression". Les réactions en France et dans le monde sont unanimes, après la fusillade à Charlie Hebdo.

"La France est aujourd'hui devant un choc", le choc "d'un attentat terroriste", a déclaré François Hollande. Dans une allocution solennelle, il a ensuite décrété une journée de deuil national jeudi, avec une minute de silence dans les services publics et les écoles à midi. La cathédrale Notre-Dame sonnera le glas au même moment. Les drapeaux seront en berne pendant trois jours.

C'est la République toute entière qui a été agressée. (...)La République, c'est la liberté d'expression (...), la culture, la création, le pluralisme.

Nicolas Sarkozy a dénoncé l'attaque contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo comme "un acte abject qui heurte la conscience humaine" et appelé les Français à faire un "front uni contre le terrorisme". C'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes républicains les plus chers, la liberté d'expression", a dit l'ancien chef de l'Etat depuis le siège de l'UMP, dont il a repris la présidence.

"La France est une nouvelle fois frappée par la barbarie terroriste et sa violence aveugle. Nous ne devons pas céder le moindre pouce de terrain, nous devons continuons à dire ce que nous avons envie de dire et nous devons continuer à vivre comme nous voulons vivre. Les coupables de ces actes barbares doivent être poursuivis et châtiés avec la plus extrême sévérité. Notre démocratie est attaquée, nous devons la défendre sans faiblesse. La fermeté absolue est la seule réponse possible", a-t-il ajouté avant d'appeler la France à se rassembler.

J'appelle tous les Français à refuser la tentation de l'amalgame et à présenter un front uni face au terrorisme, à la barbarie et aux assassins. Le gouvernement doit prendre des mesures fortes contre le terrorisme, nous devons élever notre niveau de vigilance et notre formation politique soutiendra sans réserve toutes les initiatives du gouvernement qui iront dans ce sens, tout simplement parce que, en ces heures tragiques, c'est un impératif d'unité nationale auquel nul ne peut et ne doit se soustraire.

Pour le président du Modem François Bayrou :

On mesure aujourd'hui ce que peuvent être des religions qui cherchent à imposer par la terreur leur obsession et leur fanatisme. Aujourd'hui, nous avons un seul devoir, nous serrer les coudes, faire l'union nationale, refuser toute concession, les pourchasser et les punir. C'est dans ces jours de guerre qu'on mesure ce qu'est la détermination d'un peuple à sauver l'essentiel.

Le Premier ministre, Manuel Valls a affirmé de son côté : "La France a été touchée dans son coeur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié", a-t-il déclaré à l'issue d'une visite au commissariat du XIe arrondissement où travaillait l'un des policiers tués.

Ailleurs dans le monde

Dans un communiqué, le président des Etats-Unis, Barack Obama a déclaré :

"Je condamne fermement l'horrible fusillade dans les locaux du magazine Charlie Hebdo à Paris (...). Nos pensées et nos prières vont aux victimes de cet attentat terroriste et au peuple de France dans ces moments difficiles. La France est le plus ancien allié de l'Amérique et elle a été côte à côte avec les Etats-Unis dans la lutte contre les terroristes qui menacent notre sécurité commune et le monde. La France et la ville de Paris, où a eu lieu ce terrible attentat, offrent au monde un exemple permanent qui perdurera bien au-delà de la vision de haine de ces assassins. Nous sommes en contact avec les autorités françaises et j'ai donné pour instruction à mon administration de fournir toute l'aide nécessaire pour traduire ces terroristes devant la justice."

Le Premier ministre britannique, David Cameron , a réagi sur Twitter : "Les meurtres de Paris sont écoeurants. Nous sommes aux côtés du peuple français dans le combat contre la terreur et la défense de la liberté de la presse."

La chancelière allemande, Angela Merkel s'est exprimée via un communiqué :

"Cet acte abominable n'est pas seulement un attentat contre la vie de citoyens français et leur sécurité. Il s'agit aussi d'un attentat contre la liberté de parole et la liberté de la presse, des éléments fondamentaux de notre culture de liberté démocratique. Cela ne peut en aucune manière se justifier."

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