Serveurs informatiques (Data Center Build Out)
Serveurs informatiques (Data Center Build Out) © CC BY-NC-SA 2.0 / skreuzer

Selon Le Monde, les services secrets français seraient derrière une vaste opération de piratage informatique depuis 2009. Principales cibles : l'Iran... et plusieurs pays "amis".

Le Monde a pu consulter une note des services secrets canadiens, extraite des archives de la NSA, l'agence nationale américaine de sécurité. Des archives dévoilées par le lanceur d'alerte Edward Snowden. Le Canada soupçonne fortement les services secrets français d'avoir lancé une vaste opération de cyberespionnage.

Le logiciel utilisé depuis 2009, baptisé "Babar", serait implanté sur des réseaux ou des serveurs pour récolter de nombreuses données confidentielles : des emails, des fichiers, des communications...D'après le Canada, cet espionnage à grande échelle vise principalement plusieurs "institutions iraniennes liées au programme nucléaire de ce pays".

Ce logiciel espion serait toujours actif. Les explications de Simon Le Baron.

Plus étonnant, des pays "amis" de la France auraient également été visés. Les Canadiens ont ainsi détecté la présence de ce logiciel espion au Canada, en Espagne, en Grèce, en Norvège ou encore en Algérie. Des intérêts français auraient également été visés, mais Le Monde ne précise pas lesquels. Ce qui est sûr, c'est que cela constituerait "une sérieuse entorse aux règles qui prévalent sur le territoire", note le quotidien.

Les hackeurs de la DGSE à la manoeuvre ?

Les Canadiens n'accusent à aucun moment explicitement la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Mais d'après Le Monde, les attaques pourraient provenir "en premier lieu de la direction technique de la DGSE, située boulevard Mortier, dans le 20e arrondissement de Paris, et surtout de ses jeunes informaticiens et hackeurs travaillant au fort de Noisy, à Romainville (Seine-Saint-Denis)".

La DGSE s'est pour l'instant refusée à tout commentaire "sur des activités réelles ou supposées" d'espionnage informatique.

Derniers articles
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.