[scald=85943:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La France entend alourdir les amendes sanctionnant la fraude fiscale, inchangées depuis une trentaine d'années, a confirmé lundi la ministre du Budget Valérie Pécresse.

A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, Bercy entend profiter du collectif budgétaire sur la TVA sociale, qui doit être présenté en conseil des ministres le 8 février, pour renforcer son arsenal.

En premier lieu, les ménages qui dissimulent un compte bancaire à l'étranger vont être sanctionnés. Les amendes qui s'ajoutent aux redressements seront à l'avenir proportionnelles aux montants dissimulés.

Le fisc pourra confisquer 5% de ces avoirs et imposera une amende de 500.000 euros pour les récidivistes, a dit Valérie Pécresse sur BFM TV, confirmant une information du quotidien économique Les Echos.

"C'est-à-dire qu'on ressert l'étau sur les gros fraudeurs, que l'on ne fait pas preuve de naïveté et que les solutions simplistes de M. Hollande cela ne marche tout simplement pas", a-t-elle déclaré.

Elle s'exprimait au lendemain du premier discours du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande où ce dernier a mis sur le même plan les fraudeurs, les délinquants financiers et les "caïds des cités".

Selon les Echos, une autre mesure envisagée concerne les sanctions pénales en cas de fraude dans les "paradis fiscaux", qui impliquent un passage devant le juge. "Elles seront décuplées", écrit le quotidien.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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